La plateforme de Total en mer du Nord, au large de l'Ecosse, le 3 avril 2012.
La plateforme de Total en mer du Nord, au large de l'Ecosse, le 3 avril 2012. - JOERG MODROW/GREENPEACE INTERNATIONAL/SIPA

A.C. avec Reuters

La fuite de gaz sur la plate-forme d'Elgin exploitée par Total en mer du Nord pourrait être arrêtée d'ici à la fin du mois si tout se déroule comme prévu, a déclaré Philippe Guys, directeur général des activités exploration-production du groupe au Royaume-Uni, au quotidien écossais Press and Journal.

Six mois de travaux pour les puits de dérivation

Total a pour principal objectif de mener à bien l'opération consistant à injecter de la boue dans le puits d'où provient la fuite, a-t-il précisé. Une deuxième équipe a été envoyée mardi sur la plate-forme pour inspecter les installations et mesurer la fuite, a indiqué le Press and Journal. En parallèle à l'injection de boue, avant un rebouchage définitif, le groupe pétrolier a préparé le forage de deux puits de secours, une option qui consisterait à creuser deux puits de dérivation jusqu'à la poche de gaz à l'origine de la fuite, à 4.000 mètres sous les fonds marins. Cette opération pourrait cependant prendre six mois et porter la facture quotidienne globale à trois millions de dollars, selon le groupe.

Total avait annoncé vendredi que ses plans d'intervention destinés à reboucher le puits à l'origine de la fuite de gaz émanant de sa plate-forme d'Elgin pouvaient progresser, au lendemain du succès de la mission de reconnaissance menée par une équipe de spécialistes. La fuite, qui a démarré le 25 mars, envoie chaque jour dans l'atmosphère quelque 200.000 mètres cubes de gaz naturel. Elle est apparue à la suite d'une augmentation de la pression dans un puits dont la production avait été arrêtée en 2011 et qui avait été partiellement bouché.