Une plateforme pétrolière de Total en mer du Nord.
Une plateforme pétrolière de Total en mer du Nord. - AFP

A.C. avec Reuters

Total a déclaré mardi examiner toutes ses options pour faire face à la fuite de gaz survenue sur sa plate-forme de Elgin-Franklin en mer du Nord, y compris creuser un puits de secours, une opération qui pourrait prendre six mois. «Il y a deux options pour intervenir. L'une consiste à creuser un puits de secours, ce qui pourrait prendre environ six mois. L'autre est une intervention sur la plate-forme pour sceller le puits (...) ce qui serait une option plus rapide», a déclaré à Reuters David Hainsworth, responsable sécurité, santé et environnement chez Total Exploration & Production UK. «Nous prévoyons de décider d'un plan dans les jours à venir», a-t-il ajouté.

Moins grave que du pétrole, selon le ministre britannique de l’Energie

Outre la mobilisation de dix à vingt ingénieurs spécialisés, le groupe a fait appel aux services de Wild Well Control, société qui était intervenue pendant la marée noire dans le Golfe du Mexique en 2010. La fuite de gaz a formé un nuage suffisamment dense pour être visible d'autres plates-formes de la mer du Nord. Shell a décidé de suspendre, par mesure de précaution, ses activités de forage sur l'une d'entre elles et à évacuer des salariés de deux plates-formes voisines pour des raisons de sécurité. 

Les conséquences pour l'environnement de fuites de condensats de gaz naturels sont nettement moins graves que celles des marées noires pétrolières, a fait savoir le ministre britannique de l'Energie. Une zone d'exclusion maritime et aérienne a été décrétée autour de la plate-forme. La plateforme de Elgin-Franklin, qui peut produire 280.000 barils équivalent pétrole par jour, a été totalement évacuée.