Un bateau de pêche japonais, emporté par le tsunami du 11 mars 2011, s'approche des côtes canadiennes, le 20 mars 2012.
Un bateau de pêche japonais, emporté par le tsunami du 11 mars 2011, s'approche des côtes canadiennes, le 20 mars 2012.

A.C. avec Reuters

Un bateau de pêche japonais qui dérive à vide au large de la côte Pacifique du Canada pourrait bien être l'avant-garde des 1,5 million de tonnes de débris, dus au tsunami du 11 mars 2011 au Japon, qui se dirigent actuellement vers l'Amérique du Nord. Le 20 mars, les services du ministère canadien des Transports ont localisé un bateau de pêche japonais vide, à 150 milles nautiques au sud des îles de la Reine-Charlotte, proches de la côte de Colombie britannique.

Les restes d'habitations de villes côtières japonais,- dont des réfrigérateurs, des machines à laver, des téléviseurs, des toits ou des filets de pêcheurs, progressent vers l'est à travers le Pacifique et pourraient atteindre les côtes nord-américaines plus tôt qu'on ne le pensait, selon la NOAA (Administration nationale océanique et atmosphérique) américaine.

70% des déchets ont sombré

La NOAA s'attendait initialement à ce que les premiers débris atteignent le nord des îles Hawaii cet hiver et progressent ensuite lentement vers l'Alaska, le Canada et la côte Ouest des Etats-Unis l'année prochaine. Mais ces prévisions, réalisées peu après le tsunami à partir d'imparfaites modélisations des courants et des vents, se sont révélées inexactes.

Le gouvernement japonais a évalué que les débris provenant des préfectures côtières d'Iwate, Miyagi et Fukushima représentaient un total de cinq millions de tonnes. Sur ce total, dit-il, 70% ont sans doute sombré rapidement sur le plateau continental marin du Japon, mais les 30% restants, soit 1,5 million de tonnes, continuent vraisemblablement de dériver.