Fessenheim: un concert des anti-nucléaires rassemble 400 à 500 personnes

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Environ 400 à 500 personnes se sont réunies à Fessenheim (Haut-Rhin) dimanche midi, non loin de la centrale nucléaire, pour assister à un concert organisé par plusieurs associations anti-nucléaires, selon André Hatz, membre de l'Association Stop Fessenheim.

Environ 400 à 500 personnes se sont réunies à Fessenheim (Haut-Rhin) dimanche midi, non loin de la centrale nucléaire, pour assister à un concert organisé par plusieurs associations anti-nucléaires, selon André Hatz, membre de l'Association Stop Fessenheim. — Sebastien Bozon afp.com

Environ 400 à 500 personnes se sont réunies à Fessenheim (Haut-Rhin) dimanche midi, non loin de la centrale nucléaire, pour assister à un concert organisé par plusieurs associations anti-nucléaires, selon André Hatz, membre de l'Association Stop Fessenheim. La gendarmerie n'avait quant à elle pas encore effectué de comptage des manifestants. «On attendait à peu près ce nombre de personnes, ce n'était pas une manifestation destinée à attirer des milliers d'opposants au nucléaire, c'était surtout une action pour rappeler aux décideurs qu'on ne baissera pas la garde», a déclaré André Hatz.

Les gendarmes ont renvoyé les organisateurs

Plusieurs musiciens ou groupes de musique se sont relayés en début d'après-midi dans une ambiance bon enfant, l'assistance étant composée pour moitié de Français et pour moitié d'Allemands. Le concert devait se dérouler sur l'île au milieu du Rhin, directement en face de la centrale nucléaire, mais un arrêté d'interdiction pris par la préfecture a obligé les manifestants à se déplacer de quelques centaines de mètres: «Les premiers organisateurs qui sont arrivés sur les lieux prévus ce matin ont été renvoyés par les gendarmes, mais cela ne nous a pas empêché de nous réunir», a souligné André Hatz.

En service depuis 1977, Fessenheim, la doyenne des centrales nucléaires françaises, est dotée de deux réacteurs d'une puissance de 900 mégawatts chacun. Elle est très décriée par les écologistes qui réclament sa fermeture en mettant notamment en avant des risques sismiques et d'inondation.