Des animaux nourris plus de trois mois aux maïs, riz, soja ou pommes-de-terre génétiquement modifiés n'ont pas présenté de problèmes de santé et se portaient aussi bien que ceux soumis à un régime sans OGM, selon une étude à paraître dans la revue Food and Chemical Toxicology.
Des animaux nourris plus de trois mois aux maïs, riz, soja ou pommes-de-terre génétiquement modifiés n'ont pas présenté de problèmes de santé et se portaient aussi bien que ceux soumis à un régime sans OGM, selon une étude à paraître dans la revue Food and Chemical Toxicology.

© 2011 AFP

Des animaux nourris plus de trois mois aux maïs, riz, soja ou pommes-de-terre génétiquement modifiés n'ont pas présenté de problèmes de santé et se portaient aussi bien que ceux soumis à un régime sans OGM, selon une étude à paraître dans la revue Food and Chemical Toxicology. «Là, maintenant, le débat sur les OGM d'un point de vue sanitaire est clos», a affirmé mardi à l'AFP Agnès Ricroch, généticienne à l'Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement AgroParisTech et professeur à l'université Paris-Sud, qui a dirigé l'étude.

Son équipe, composée notamment des éminents toxicologues Alain Paris et Gérard Pascal et biologistes Jean-Baptiste Bergé et Marcel Kuntz, a épluché pendant un an les données de 24 études internationales réalisées par des instituts et organismes indépendants américain, brésilien, japonais et norvégien entre autres. Il s'agit de 12 études portant sur une période d'examen allant de plus de 90 jours à deux ans, et 12 autres études multigénérationnelles portant sur deux à cinq générations d'animaux.

Des conclusions «rassurantes»

L'aspect particulièrement intéressant de ce vaste éventail d'études vient non seulement du fait qu'il s'agit de pays différents, mais aussi sur la variété des animaux testés: poulets, souris, rats, chèvres et vaches, «tous des animaux de laboratoires», a ajouté Agnès Ricroch. Ces bêtes ont été alimentées avec 33% de plantes transgéniques commercialisées actuellement - maïs, riz, soja, triticale (croisement de blé et de seigle) et pomme-de-terre -, selon le taux fixé par l'OCDE en 1998. «Les chercheurs ont regardé de nombreux paramètres: la croissance, le poids des organes, leur développement, les enzymes du sang, les organes de la reproduction, le pancréas, le cerveau, le coeur, un examen en long, en large et en travers», selon Agnès Ricroch.

La conclusion de l'étude, permettant de dire que les OGM ne sont pas nocifs d'un point de vue sanitaire pour les animaux, «c'est rassurant, car si on avait découvert le contraire cela aurait voulu dire que les recommandations faites par les toxicologues n'ont pas été suivies», a-t-elle ajouté. «Cela veut dire aussi que les évaluations que nous, toxicologues, demandons sur les OGM sont bien faites et robustes», a-t-elle précisé, puisque aucune différence n'a été décelée entre l'équivalent nutritionnel des OGM et des aliments non modifiés.