Comment rester au chaud sans se ruiner

ENERGIE Cet hiver, cap sur les économies d'énergie pour éviter de faire exploser la facture et la consommation énergétique...

Audrey Chauvet

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Chauffage à gaz en fonte. Illustration gaz, chauffage.

Chauffage à gaz en fonte. Illustration gaz, chauffage. — FREDERIC SCHEIBER / 20 MINUTES

Pour occuper les longues soirées d’hiver, on peut choisir de confectionner des boudins de porte avec des vieux chiffons. Mais pour réduire sa consommation d’énergie liée au chauffage cet hiver, des méthodes plus efficaces existent, sans avoir besoin de refaire sa maison de fond en comble.

Stéphane Maureau, président d’Evasol, société de conseil en économies d’énergie, explique que «le plus rentable est d’éviter de chauffer l’extérieur en améliorant l’isolation des combles dans les maisons. Cela se fait facilement, pour un coût de 1.000 à 4.000 euros. En appartement, on remplace les fenêtres à simple vitrage ou qui génèrent des fuites d’air» par du double ou triple vitrage. 

La pompe à chaleur, une installation simple et rentable

Une fois les déperditions de chaleur éliminées, on peut remplacer un chauffage électrique ou au gaz par une pompe à chaleur, dont l’acquisition est aidée par un crédit d’impôt de 25% du prix d’achat (entre 10.000 et 18.000euros): «Les pompes de type air-eau évitent les gros travaux: la pompe remplace la chaudière et la chaleur est injectée dans l’eau des radiateurs. La pompe à chaleur peut aussi remplacer des convecteurs électriques et diviser la consommation par trois , estime Stéphane Maureau. Avec en plus une bonne isolation, on peut la diviser par cinq.» 

Les pompes à chaleur peuvent aussi servir à chauffer l’eau, grâce à des chauffe-eau thermodynamiques: «Ils fonctionnent comme les cumulus mais au lieu d’avoir une résistance électrique, une petite pompe à chaleur est intégrée dedans», explique l’expert, qui chiffre le coût d’un chauffe-eau de ce type à 1.500 euros.

1°C de moins, c’est 7% de consommation économisée

Dernière étape, on adopte un radiateur intelligent qui assure une température constante. «Avec un radiateur à inertie équipé d’une sonde, on baisse de 25 à 30% sa note d’électricité et on augmente son confort», assure Stéphane Maureau. Selon la puissance de l’appareil, il en coûtera de 700 à 2.000€. L’entretien est aussi important. L’Ademe conseille de purger les radiateurs tous les six mois: «S’ils sifflent ou cognent, c’est qu’ils contiennent de l’air et perdent en efficacité.»

Enfin, limiter la température à 19°C dans les pièces à vivre, à 16°C dans les chambres, baisser le chauffage lorsqu’on part de chez soi et ne pas pousser les radiateurs à fond quand on rentre permet de substantielles économies. «Passer de 20°C à 19°C, c’est peut-être un pull en plus, mais c'est surtout 7% de consommation en moins», rappelle l’Ademe.

Une solution aux pics de consommation?

«On peut baisser sa facture énergétique sans porter atteinte au confort, voire en l’améliorant», assure Stéphane Maureau, qui précise que «le déploiement massif de l’isolation et des pompes à chaleur peut avoir un effet sur le pic de consommation en hiver. Si cela était fait dans des milliers de maisons, il n’y aurait plus de phénomène d’appel de puissance excédentaire pendant les journées froides.»

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