L'affiche de la Greenpride, le 23 octobre 2011 à Paris.
L'affiche de la Greenpride, le 23 octobre 2011 à Paris. - DR

A.C.

On peut être écolo et aimer faire la fête: dimanche, Paris accueillera la première Greenpride, un événement né dans l’esprit de trois jeunes membres du collectif «Appel de la jeunesse». Parrainé par la journaliste Marie-Monique Robin, réalisatrice du documentaire Le monde selon Monsanto, et par Isabelle Autissier, présidente du WWF, cet événement festif veut sensibiliser aux questions de santé environnementale et sera suivi d’un très sérieux cycle de conférences dans les grandes écoles et universités d’Ile-de-France.

Brunch, défilé et concerts pour sensibiliser et informer

«Nous ne pouvons pas être en bonne santé sur une planète malade»: c’est sur ce principe que le collectif «Appel de la jeunesse» a lancé une série d’actions sur le thème de la santé liée à l’environnement. En mars dernier, ils ont ainsi donné le coup d’envoi de la campagne «Générations cobayes, non merci» dénonçant les pollutions chimiques de notre quotidien: «Bisphénol A, nanotechnologies, métaux lourds, pesticides, OGM,… Toutes ces pollutions peuvent affecter notre santé», explique Malissa Phitthayaphone, co-responsable de l’événement. 

Pour sensibiliser à ces sujets graves sans être moralisateur, le collectif a imaginé une journée de fête le 23 octobre qui débutera par un brunch bio pour se poursuivre dans les rues de Paris avec un grand défilé qui réunira le WWF-France, Greenpeace, GoodPlanet, le Réseau Environnement Santé et d’autres associations autour d’un soundsystem alimenté à l’énergie solaire. La journée s’achèvera avec des concerts pop-rock au Trianon. «Ce n’est pas seulement une fête dans la rue, précise Malissa Phitthayaphone. C’est surtout l’occasion de créer un lien entre les gens et de les informer.»

Durant les mois qui suivront la Greenpride, des conférences sur le sujet de la santé environnementale seront organisées, notamment à l’université Paris-Dauphine sur les impacts de ces problèmes sur l’économie ou à l’Essec sur les inégalités sociales qui y sont liées.

La vidéo de présentation de la Greenpride