La France veut modérer le «verdissement» de la PAC européenne

3 contributions
Publié le 12 octobre 2011.

AGRICULTURE - Pour le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, le projet de réforme de la politique agricole commune «ne correspond pas à la réalité économique des exploitations»...

La France est en désaccord partiel avec les propositions de la Commission européenne sur la réforme de la Politique agricole commune (PAC), notamment son intention de soumettre les aides financières à des critères écologistes, a dit mercredi le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire. La Commission européenne a présenté comme idée-phare du projet de réforme ce «verdissement» de la PAC, la plus importante des politiques européennes avec chaque année 55 milliards d'euros de crédits, soit environ 45% du budget global de l'UE.

Bruno Le Maire a fait part de ses réserves dans un communiqué. «La France soutient le principe du verdissement des aides de la PAC, mais celui-ci doit être simple et incitatif et tenir compte du contexte budgétaire», écrit-il.  «Il doit correspondre à la réalité économique des exploitations et être accompagné de simplifications nécessaires à une PAC plus verte et plus efficace. En l'état, les propositions de la Commission ne répondent pas à ces objectifs», ajoute-t-il.

Le budget actuel, un «minimum absolu»

Bruno Le Maire estime aussi que le niveau financier proposé pour la PAC est plutôt une base de négociation. «La reconduction du budget de la PAC proposée par la Commission pour le cadre financier pluriannuel 2014-2020 constitue un minimum absolu, en dessous duquel aucune réforme ne sera possible», dit-il.  Le ministre se déclare également favorable à une autre proposition concernant la réforme des aides directes aux agriculteurs, dont les Français bénéficient largement, mais avec une «large flexibilité dans les modalités comme dans le calendrier». Il prévient que «la France veillera à préserver des aides ciblées pour certains secteurs ou régions fragiles».

Deuxième puissance agricole au monde, grâce notamment aux aides européennes, la France a misé sur une agriculture productiviste, fortement consommatrice d'engrais, avec un élevage intensif dont les pratiques et les conséquences, comme les algues vertes en Bretagne, sont fortement critiquées. La France est actuellement le principal bénéficiaire de cette PAC avec 7,6 milliards d'euros annuels d'aides reçues, devant l'Allemagne (5,1 milliards) et l'Espagne (5 milliards).

avec Reuters
Newsletter
HIGH-TECH

Recevez une fois
par semaine
toute l'actualité high-tech

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr