L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) publie ce mardi une synthèse sur la contamination radioactive de l’environnement terrestre japonais après la catastrophe de Fukushima, le 11 mars dernier.  Selon les dernières mesures, obtenues par des prélèvements de sol réalisés en juin et juillet par des universitaires japonais, le césium 134 et le césium 137 sont maintenant les deux éléments radioactifs encore présents dans les sols, l’iode 131 ayant «pratiquement disparu de l’environnement japonais, par décroissance radioactive».

Ces deux radionucléides sont particulièrement présents à l’ouest de la centrale: «14 millions de becquerels/m2 en césium 134 et 15 millions de Bq/m2 en césium 137, valeurs comparables à celles présentes à quelques kilomètres de la centrale de Tchernobyl, chiffre l’IRSN. Au-delà de la zone d’exclusion des 20 km, des activités surfaciques dépassant 3 millions de Bq/m2 ont été mesurées en 3 points situés sur la commune de Namie».

Dans les zones où les deux types de césiums sont présents en grande quantité, «ces éléments radioactifs entraînent une situation d’exposition durable, principalement au rayonnement gamma ambiant, et un risque de contamination chronique de certaines productions alimentaires», alerte l’IRSN. Des dépassements de norme ont déjà été constatés sur des fruits cultivés dans la préfecture de Fukushima, des feuilles de thé, certains champignons et de la viande de bœuf.

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