Numéro de la cellule d'informations sur l'accident nucléaire: 0 805 55 70 30
Ce live est désormais terminé, merci de l'avoir suivi sur 20Minutes. Retrouvez la synthèse des événements de ce lundi en cliquant ici.
20h15: Aucune trace de radioactivité parmi les mesures de l'IRSN
Philippe Renaud, chef de laboratoire à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), a indiqué à 20Minutes que les premières mesures effectuées sur le site nucléaire de Marcoule n'avaient relevées «aucune trace radioactive». Même résultat sur celles effectuées sur le personnel du site. Des mesures plus fines sont en cours.
20h01: NKM sur place «pour assurer la transparence»
En déplacement sur le site nucléaire de Marcoule, la ministre de l'Ecologie a assuré être là «pour assurer la transparence dans cet accident industriel dont on ne comprend pas les origines». Nathalie Kosciusko-Morizet a reconnu qu'il y avait eu «des remarques» faites par l'ASN, mais qu'elles étaient «en voie de règlement». Pour l'heure, le four endommagé a été mis sous scellé et trois enquêtes ont été ouvertes, menées par l'ASN, l'inspection du travail et la gendarmerie. La ministre a également assuré qu'il n'y avait pas eu de fuite radioactive et que le blessé grave avait été brûlé à 80%.
19h48: «On peut affirmer qu’il n’y a pas eu de rejet massif», selon la Criirad
La Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) indique en fin d’après-midi qu’elle «n’a pas détecté d’augmentation de la radioactivité». «Nous avons un réseau de surveillance grâce à des balises installés sur le territoire. Nos deux balises les plus proches, Montélimar et Avignon, n’ont pas détecté d’augmentation», a indiqué à 20Minutes un responsable de l’association. «Cela ne prouve pas qu’il n’y a pas eu de rejet, mais cela montre en tout cas que s’il y en a eu, ils n’ont pas été de nature grave», a-t-il ajouté. La Criirad indique par ailleurs avoir dépêché sur place un bénévole avec un compteur Geiger: «Lui non plus n’a pas enregistré d’augmentation du rayonnement. Il faudra maintenant réaliser des prélèvements pour une analyse plus fine de la situation, mais on peut affirmer qu’il n’y a pas eu de rejet massif.» Pour la Criirad, cet incident montre néanmoins qu’il faut «rester vigilant, même sur des dites périphériques comme celui de Centraco à Codolet qui arrive en fin de cycle puisqu’il traite les déchets. C’est l’ensemble de la chaîne qu’il faut surveiller.»
19h43: L'accident de Marcoule, par l'AFP
18h24: Ségolène Royal demande au gouvernement «l'information de tous»
Faisant part de «sa très vive émotion» après la mort d'un employé du site de Marcoule, Ségolène Royal «demande au gouvernement, notamment au ministre de l’Intérieur de communiquer en temps réel les informations en sa possession sur les circonstances de cet accident et de dire la vérité sur  les risques éventuels encourus». «L'urgence doit être à la protection des employés du site et des habitants et à l'information de tous», conclut-elle dans un communiqué.
18h15: L'Observatoire du nucléaire appelle à la sortie du nucléaire
L'association se montre particulièrement inquiète après l'accident de Marcoule et ses conséquences, estimant qu'il démontre «la réalité du risque nucléaire». «Il faut rappeler que la seule option pour assurer la sûreté nucléaire est de mettre un terme au plus vite aux activités de cette industrie par nature irresponsable. Sortir du nucléaire en moins de 10 ans est un impératif, en moins de 5 ans serait le plus sensé», indique un communiqué.
18h07: La Commission européenne suit de près l'accident de Marcoule
L'accident de Marcoule sera suivi de près par la Commission européenne en lien avec les autorités françaises, a indiqué l'exécutif communautaire. «Aucune radiation n'a été signalée par les autorités françaises. La Commission suivra la situation de près en lien avec les autorités françaises», a précisé la Commission. Les Etats membres de l'UE doivent terminer cette semaine les stress tests (tests de résistance) des centrales nucléaires européennes décidés après l'accident de Fukushima au Japon et les résultats devraient en être connus d'ici décembre.
16h35: L'accident est «terminé», aucune contamination relevée
L'accident est «terminé» et aucune contamination n'a été relevée, a annoncé l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). «Le bâtiment concerné n'a pas été endommagé», a indiqué l'ASN dans un communiqué. «Les blessés ne sont pas contaminés et les mesures réalisées à l'extérieur du bâtiment par l'exploitant et les services publics de pompiers spécialisés n'ont révélé aucune contamination.» L'incendie a été maitrisé à 13h. «Cet accident ne comporte pas d'enjeu radiologique ni d'action de protection des populations. L'ASN suspend son organisation de crise», ajoute l'agence.
16h29: «Pas d'alarme, pas de bruit»
Adrien Baudu, 25 ans, ingénieur en sûreté nucléaire sur le site de Marcoule, témoigne pour 20Minutes: «J'étais là à midi quand l'accident a eu lieu. Il n'y a pas eu d'alarme, pas de bruit. Aucune mesure de confinement n'a été prise, ils n'ont bloqué le site que deux heures après l'explosion. Il n'y a pas de risque à craindre sur les rejets radioactifs parce qu'il n'y a pas eu de périmètre de sécurité.»