Cette date symbolique est celle de la reprise de la chasse à Taiji, au Japon où 23 000 dauphins sont capturés chaque année. Les pêcheurs les chassent pour leur viande, un produit de luxe au Japon, mais aussi afin d’approvisionner les delphinariums du monde entier. Ils peuvent alors se vendre jusqu’à 150 000 dollars (un peu plus de 130 000 euros).

S’il n’est pas sélectionné pour finir sa vie en captivité, le dauphin, pourtant surnommé le « cousin de l’homme » pour son intelligence, se voit abattre par les pêcheurs. Et là, les procédés sont tous plus barbares les uns que les autres. En mer, les dauphins sont transpercés dans la chair par des harpons et hissés, encore vivants, sur les bateaux. Certains sont contraints à s’échouer sur la plage, paniqués par un bruit sourd émanant des pêcheurs. Une fois sur le sable, ils seront mis à mort par des coups de piques dans la tête ou égorgés.

Ces pratiques, longtemps ignorées car soumises au black-out médiatique au Japon, ont été mises en lumière grâce au film The Cove, La baie de la honte. Réalisé par Louie Psihoyos, il a été récompensé par l’oscar du meilleur documentaire en 2010.

 

Aujourd’hui, c’est une protestation pacifique qui est encouragée devant les ambassades du Japon à Paris, Bruxelles et Montréal. La manifestation répond ainsi à l’appel de Ric O’Barry, personnage principal du documentaire, ancien dresseur devenu activiste, et de son association Save Japan Dolphins.

Aujourd’hui, le Dolphin Day est organisé par le Réseau Cétacés et se tiendra face à l’ambassade nipponne, avenue Hoche, de 14h à 16h. Au programme : distribution d’affiches, de banderoles et de brochures d’information afin de faire connaître au plus grand nombre les horreurs de la « baie de la honte ».

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