Manifestation anti-gaz de schiste, à Nant, le 17 avril 2011.
Manifestation anti-gaz de schiste, à Nant, le 17 avril 2011.

A.C.

Opposants aux gaz de schiste, militants anti-nucléaire, élus, scientifiques ou altermondialistes: ils seront tous réunis du 26 au 28 août à Lézan, dans le Gard au beau milieu des Cévennes, pour  parler de «transition énergétique». Cette «convergence citoyenne» a été décidée fin juin, quelques mois après les mobilisations régionales contre les gaz de schiste et les manifestations anti-nucléaire au lendemain de la catastrophe de Fukushima. Le moment idéal pour «des Etats généraux de la transition énergétique» expliquent les associations organisatrices, dont les Amis de la Terre, Attac, Greenpeace et  le Réseau sortir du nucléaire.

«Croiser les scénarios de sortie des énergies fossiles avec ceux de sortie du nucléaire»

Une trentaine de tables rondes réuniront ceux qui réfléchissent à des alternatives aux énergies fossiles tandis que des ateliers permettront d’apprendre à construire une éolienne, fabriquer un cuiseur solaire ou même transformer son moteur diesel en moteur à huile de friture. Ceux qui explorent déjà de nouvelles voies énergétiques dans leur vie quotidienne témoigneront de leur expérience au «Village des possibles»: auto-construction ou autonomie énergétique, ils illustreront les  changements de mode de vie et d’organisation sociale qu’implique la conversion énergétique.

Pour Sylvain Angerand, des Amis de la Terre, il est nécessaire d’ouvrir un débat large entre les citoyens sur l’énergie. «Nous avons beaucoup de propositions pour définir un avenir énergétique plus sobre et plus durable, explique-t-il à 20 Minutes. Nous allons croiser les scénarios de sortie des énergies fossiles avec ceux de sortie du nucléaire.»  De ce week-end devraient se dégager des propositions qui seront soumises, entre autres, aux candidats à la présidentielle. «Ce rassemblement est le débat que nous n’arrivons pas à avoir avec le gouvernement», regrette Sylvain Angerand.