Opération séduction par des agriculteurs en colère

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Publié le 18 août 2011.

CRISE - Des producteurs du Lot-et-Garonne ont vendu ce jeudi à Paris et en région parisienne 40 tonnes de fruits et légumes à prix coûtants pour alerter sur leur situation...

Des producteurs d'un syndicat agricole proche du Parti communiste ont vendu 40 tonnes de fruits et légumes jeudi à Paris et en banlieue à prix coûtant pour attirer l'attention sur la crise que traverse le secteur.

Venus du Lot-et-Garonne, des agriculteurs de la confédération syndicale agricole des exploitants familiaux (Modef), ont vendu «au juste prix» leurs produits place de la Bastille, à Paris, et dans deux villes des Hauts-de-Seine. «La colère et la détresse des producteurs n'ont jamais été aussi grandes», a expliqué Raymond Girardi, secrétaire général du Modef, pour justifier cette opération «séduction-contestation».

Le syndicat estime que les importations effectuées par les centrales d'achat et les marges abusives, selon lui, des centrales de distribution «sont responsables de la crise des prix» pour les agriculteurs. Des maraîchers estiment avoir perdu de 20% à 40% de leur chiffre d'affaires depuis la crise du concombre espagnol, injustement accusé d'être à l'origine d'une infection mortelle. Des producteurs estiment le prix de vente des pêches en retrait de 19% par rapport aux cinq dernières années.

Des camions espagnols bloqués et les marchandises déversées

Des producteurs de fruits et légumes ont multiplié ces dernières semaines les actions pour attirer l'attention de l'Etat, se plaignant d'un effondrement des prix et de la concurrence espagnole. Des camions espagnols ont été récemment bloqués et des marchandises déversées dans le sud de la France, notamment dans les Pyrénées-Orientales.

Le ministre français de l'Agriculture Bruno Le Maire a proposé à son homologue espagnole, Rosa Aguilar, une réunion à Paris pour «travailler à des propositions communes pour une meilleure régulation des marchés» de ces produits. Rosa Aguilar a accepté le principe de cette réunion et la France espère qu'elle se tiendra dans les semaines à venir.

Face au problème des camions interceptés, Bruno Le Maire a appelé «au respect des règles nationales et communautaires européennes», c'est-à-dire à garantir la libre circulation et la sécurité dans les deux sens.

Reuters
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