La ministre de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet, le 6 avril 2011 dans les jardins du ministère
La ministre de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet, le 6 avril 2011 dans les jardins du ministère

© 2011 AFP

La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a annoncé mardi avoir ordonné la fermeture effective de toutes les plages où les algues vertes ne pouvaient être ramassées, après la mort de sangliers en juillet en Bretagne.

«La priorité dans ce contexte c'est l'application des mesures de protection: aucune plage où les algues vertes ne peuvent être ramassées toutes les 24 heures ne doit être fréquentée» a déclaré la ministre, interrogée par l'AFP en marge d'un déplacement à Arromanches-les-Bains.

«C'était la norme. C'est une exigence que j'ai réaffirmée de manière très très stricte après avoir reçu les analyses», dont les résultats ont été rendus publics dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-elle souligné.

«Les analyses tendent à montrer que c'est vraiment l'hydrogène sulfuré issu de la décomposition des algues qui est la cause majeure» du décès de 36 sangliers survenu en juillet dans l'estuaire du Gouessant (Ille-et-Vilaine), a reconnu la ministre.

La fermeture des plages où le ramassage des algues ne peut pas être assuré était l'une des mesures d'urgence réclamées par les écologistes et les scientifiques pour éviter tout drame humain.

Le docteur Claude Lesné, ancien chercheur au CNRS, spécialiste de la toxicité des polluants aériens, a estimé qu'«une cinquantaine de plages» pourraient être concernées sur le littoral breton.

Nathalie Kosciusko-Morizet n'a précisé ni le nombre ni la localisation des plages susceptibles d'être visées par une fermeture.