Pas de parité dans les émissions de CO2. Selon une étude menée par le cabinet belge Factor X, les femmes françaises n’émettent que 32,3 kg de CO2 par jour contre 39,3 kg pour les hommes. Une différence de taille qui s’explique en majorité par les transports, l’alimentation, l’alcool et le tabac, explique le Citepa (Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique).

En rapprochant les résultats de l’étude belge de ceux d’une étude suédoise publiée en octobre 2009, le Citepa a recensé les comportements qui créent cet écart entre hommes et femmes. Menée dans quatre pays d’Europe, l’étude révélait qu’un homme vivant seul consommait 8% d’énergie de plus qu’une femme seule en Allemagne, et jusqu’à 39% de plus pour les Grecs.

Les hommes mangent et conduisent plus que les femmes

En calculant le bilan carbone des différentes consommations, l’étude reflète en premier lieu les écarts de niveau de vie entre hommes et femmes: plus les inégalités de salaires sont fortes, plus les émissions de CO2 diffèrent en raison d’un pouvoir d’achat moindre pour les femmes. Mais au-delà de cette différence de base, les hommes sont pénalisés par des consommations très émettrices de CO2. Ce sont majoritairement les transports, et notamment l’entretien de leur voiture personnelle (carburant, nettoyage, réparations,…), et la nourriture (quantité de viande consommée, nombre de repas pris hors domicile, aliments industriels,…) qui plombent le bilan carbone des hommes.

L’étude rappelle que les calculs ont été faits avec des coefficients moyens de conversion des dépenses en émissions de CO2 et que les sources d’énergie sont différentes selon les pays. Toutefois, les estimations semblent pouvoir s’appliquer à la France où les hommes achètent plus de viande et utilisent moins les transports en commun que les femmes selon les statistiques de l’Insee.

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