Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, le 27 janvier 2011.
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, le 27 janvier 2011. - DUPUY FLORENT/SIPA

A.C. avec Reuters

Un pas en avant, un pas en arrière. Après la déclaration du Premier ministre François Fillon annonçant une «remise à plat» des permis de forages de gaz de schiste, le rapport d'étape sur les enjeux des huiles et gaz de schiste publié jeudi estime que les réserves du sous-sol français sont colossales et que cette technologie ne doit pas être écartée. Il préconise donc de continuer la recherche, de réaliser des forages expérimentaux sous contrôle et de réformer le Code minier.

«Une évaluation approfondie de la richesse potentielle»

«Il serait dommageable, pour l'économie et pour l'emploi, que notre pays aille jusqu'à s'interdire (...) de disposer d'une évaluation approfondie de la richesse potentielle», indiquent les auteurs du rapport d'étape. «Mais pour ce faire, il est indispensable de réaliser des travaux de recherche et des tests d'exploration», ajoutent-ils.

Nathalie Kosciusco-Morizet, ministre de l’Ecologie, a indiqué que le Premier ministre avait demandé à la mission de prolonger ses travaux «afin que la recherche scientifique sur les possibilités d'exploiter demain ces gisements potentiels soit conduite jusqu'à son terme».  

Ce rapport risque de ne pas calmer la contestation contre le gaz de schiste, qui a donné lieu à une importante mobilisation dans les zones concernées ces dernières semaines. Les opposants au gaz de schiste jugent la position du gouvernement ambiguë et réclament l'abrogation totale et définitive des permis accordés.