Des pollutions franciliennes surtout dues au trafic et au chauffage.
Des pollutions franciliennes surtout dues au trafic et au chauffage. - S. ORTOLA / 20 MINUTES

Mickaël Bosredon

Les grandes agglomérations françaises étouffent. Depuis le début de l'année, plusieurs épisodes de pollution aux particules et au dioxyde d'azote, émis principalement par les transports, notamment les véhicules diesel, et les systèmes de combustion, ont touché la France. Les niveaux étant régulièrement dépassés depuis plusieurs années, il devient urgent d'agir. Le ministère de l'Ecologie a décidé d'organiser ce mercredi et jeudi les premières assises nationales de la qualité de l'air.
 

Les véhicules les plus anciens dans le collimateur


«Le plan national de lutte contre les particules ne suffit pas, explique à 20Minutes Joëlle Colosio, chef du service qualité de l’air à l’Ademe. Il faut également agir sur les territoires où il y a le plus de difficultés ». Huit agglomérations, Paris, Plaine-Saint-Denis, Aix, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Bordeaux et l’agglomération niçoise se sont portées candidates pour tester une Zapa, une zone d’action prioritaire pour l’air. Elles présenteront d’ici à la fin de l’année un projet de restriction ou d’interdiction de circulation sur une partie de leur territoire, pour certains véhicules.

Lesquels ? «La ministre de l’Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet annoncera lors des assises le classement des véhicules les plus polluants, une classification qui ira de 1 à 4». Selon Le Parisien, seront concernés par la classe 1, c’est-à-dire la catégorie la plus polluante, les deux roues, trois roues et quads mis en circulation avant le 1er juillet 2004, les voitures particulières et utilitaires légers mis en circulation avant le 1er octobre 1997, et les poids-lourds, bus et autocars mis en circulation avant le 1er octobre 2001. Ces véhicules pourraient être particulièrement concernés par les zones d’exclusion, que les agglomérations décideront de mettre en place. Car ce sont bien les communes qui décideront du type d’interdiction qu’elles souhaitent tester. Toujours selon Le parisien, elles auront la possibilité de dresser un PV de 68 euros maximum en cas d’infraction.

Ce test aura lieu entre 2012 et 2015, avant éventuellement d'être étendu.