Vladimir Poutine admire un léopard dans le parc national de Sochi, en Russie, en septembre 2009.
Vladimir Poutine admire un léopard dans le parc national de Sochi, en Russie, en septembre 2009.

© 2011 AFP

Vladimir Poutine, s'est mis à genou à quelques mètres d'un léopard des neiges, dans un exercice médiatique relayé lundi par la télévision russe pour démontrer une fois encore le goût du Premier ministre russe pour les animaux sauvages, en particulier les espèces menacées. Vêtu d'un parka rouge estampillé V.V. Poutine et d'une chapka, l'homme fort de Russie s'est approché du félin dans un enclos enneigé en Khakassie, une région de Sibérie. «Quelle belle petite bête», a-t-il murmuré en fixant du regard ce léopard baptisé Mongol, devant les caméras de télévision de la chaîne publique Rossia.

Le sort de l'animal, âgé de 10 ans, a provoqué une polémique en Russie, l'antenne russe du Fonds mondial pour la nature (WWF) ayant affirmé qu'il avait été capturé le 14 mars dans une région voisine et amené en hélicoptère en Khakassie spécialement pour être montré à Vladimir Poutine.

«La Russie change, elle se soucie de l'environnement»

Selon les médias russes, Mongol a finalement été relâché le week-end dernier, juste après la visite du chef du gouvernement russe. Considéré par Vladimir Poutine comme un animal «fort, puissant, rapide et beau», le léopard des neiges a été récemment désigné comme l'une des mascottes des jeux Olympiques d'hiver de 2014 à Sotchi, station balnéaire du Caucase russe située au bord de la mer Noire.

«Le choix d'un animal qui a été éliminé par l'homme dans les années 1950 et qu'on essaye de réintroduire aujourd'hui montre que la Russie change, qu'elle se soucie de l'environnement, de ses richesses et les préserve pour les futures générations», a déclaré Vladimir Poutine. L'ancien agent du KGB a déjà pris la défense, devant les caméras de télévision, d'autres espèces menacées tels des bébés phoques ou des ours polaires.