Une salle de sport à Paris.
Une salle de sport à Paris. - JOBARD/SIPA PRESS

On ne mesurera bientôt plus les calories dépensées mais les watts créés. Au lieu de laisser l’énergie de leurs adhérents se perdre, les salles de gym s’équipent progressivement d’appareils qui transforment les coups de pédale ou les pas de course en électricité. Aux Etats-Unis ou à Hong-Kong, quelques clubs précurseurs ont ouvert des salles alimentées en partie par l’énergie des sportifs et un brevet a été déposé aux Etats-Unis pour un vélo d’intérieur équipé de son propre convertisseur d’énergie cinétique en électricité.

 «Green Microgym» a généré 36% de son électricité

Le vélo, baptisé «Green Revolution», transforme le pédalage en courant électrique de douze volts grâce à des capteurs et un générateur installé au pied de la machine. Le constructeur a calculé que si chaque vélo tournait quatre heures par jour, 300 kilowatts par mois pourraient être générés, soit l’équivalent de l’énergie nécessaire à une maison pendant six mois. L’hôtel Crowne Plaza de Copenhague s’est déjà équipé de ces vélos qui fournissent une partie de l’électricité nécessaire au bâtiment.  

 A Hong-Kong, le «California Fitness Club» a été un des premiers à utiliser des appareils écolos. L’éclairage de la salle est assuré par les steppers, vélos et tapis de course qui produisent, lorsqu’ils sont tous utilisés, environ 300 watts. Aux Etats-Unis, plusieurs salles vertes ont également vu le jour, notamment à Portland où une salle baptisée «Green Microgym» a généré en 2009 36% de son électricité et économisé 37.000 kilowatts heures en réduisant la consommation de ses écrans et ventilateurs.

 Les sportifs motivés par l’objectif écolo

Si l’idée est bonne, dans la pratique les investissements sont long à rembourser. Les appareils équipés de générateurs coûtent cher et ne produisent pas assez d’électricité pour rentabiliser l’achat. Le «California Fitness Club» a ainsi calculé qu’il lui faudrait 82 ans pour que les appareils créent de la valeur en plus de créer de l’énergie. Sauf si les sportifs pédalent plus vite et plus longtemps: lors de tests aux Etats-Unis, les entraîneurs des salles ont constaté que l’idée de créer de l’électricité les motivaient à battre leurs propres records.

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