Un ours polaire, dans l'Arctique.
Un ours polaire, dans l'Arctique. - CATERS NEWS AGENCY/SIPA

A.C.

Les ours blancs sont définitivement dans une mauvaise passe. L’ours polaire, seul ursidé à être entièrement carnivore, pourrait bien être handicapé par son régime alimentaire si le réchauffement climatique l’obligeait à partager ses les terres avec les ours bruns. Des chercheurs de l’université de Californie ont conclu que la forme du crâne des ours polaires constituait un désavantage pour eux dans la compétition avec leurs congénères omnivores.

Les ours polaires ne peuvent pas mâcher des aliments durs

Les ours polaires, friands de poissons et de graisse de phoque, n’ont pas un crâne qui leur permet de mâcher des aliments durs. Or, s’ils se trouvaient sur le territoire des ours bruns, qui mangent une grande variété d’aliments, du caribou aux baies en tous genres, ils perdraient certainement la compétition pour la nourriture.

Depuis 1996, les scientifiques ont observé que les grizzlis, une des espèces d’ours bruns, remontaient vers l’Arctique à la recherche d’un climat moins chaud auquel ils sont habitués. En se rapprochant des ours polaires, qui voient déjà leur territoire se réduire à cause de la fonte des glaces, ils accélèrent encore la probabilité de disparition des ours blancs.