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Publié le 24 novembre 2010.

CONSOMMATION - Le nombre de viticulteurs qui se convertissent au bio est en constante progression et la demande suit…

Des consommateurs jeunes, aisés et urbains. Le vin biologique, ou plutôt «issu de l’agriculture biologique», veut dépoussiérer l’image du vin. Avec environ 5% des vignes françaises, la viticulture biologique est en plein essor: près de 3.000 exploitations s’y sont converties, et leur nombre a augmenté de 39% entre 2008 et 2009. Côté consommateurs, 46% des Français boivent du vin bio au moins une fois par mois, selon un sondage CSA-Agence Bio. Un marché en plein développement, sur lequel la concurrence avec les vins espagnols ou italiens pourrait devenir rude.

Le vin bio coûte encore plus cher à produire

Avec un chiffre d’affaires d’environ trois milliards d’euros en 2009, le vin bio n’a pas souffert de la crise. Les ventes ont augmenté de 19% entre 2008 et 2009 et la notoriété du label AB (agriculture biologique) continue de croître. L’Association interprofessionnelle des vins biologiques du Languedoc-Roussillon, première région de France pour la production de vin bio, espère même un doublement des volumes produits d’ici à 2012.

L’intérêt croissant de la grande distribution pour le bio pourrait permettre d’accélérer les ventes. Toutefois, les viticulteurs mettent en garde contre une pression à la baisse des prix qui ne leur permettrait plus de couvrir leurs coûts de production. Selon eux, il est encore plus cher de produire en bio qu’en agriculture conventionnelle: plus de main d’œuvre et de plus faibles rendements compensent les économies réalisées sur les produits phytosanitaires. Et les coûts de production se répercutent sur le consommateur: les écarts de prix entre un vin classique et un vin bio sont de 50 à 100%.  

Le vin biologique n’existe pas

Le plus souvent, les viticulteurs se convertissent au bio pour s’assurer de prix de vente plus élevés. «Dans la région de Bordeaux, les viticulteurs sont venus au bio plus tard qu’ailleurs, simplement parce que la valorisation de leurs vins était suffisante: l’écart de prix entre leur production conventionnelle et le vin bio ne justifiait pas une conversion, explique Christophe Château, du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB).  Aujourd’hui, ils s’y mettent au fur et à mesure, par conviction ou par opportunisme: le bio permet une diversification de leur offre et fait venir de nouveaux consommateurs au vin. »

Pour leur faire accepter un prix plus élevé, les viticulteurs misent sur la qualité et la santé. Mais peu expliquent que le vin biologique n’existe pas réellement. Si le label AB garantit que les raisins ont été cultivés selon les principes de l’agriculture biologique, le processus de vinification n’est pas encore réglementé et l’ajout de produits chimiques, tels que les sulfites, sont permis dans un vin labellisé AB. Seuls les vins naturels ou cultivés en biodynamie, beaucoup plus rares, assurent une vinification sans intrants chimiques.

Une concurrence de plus en plus rude

Les vins étrangers ne sont pas en reste: l’Italie et l’Espagne sont très présents sur le marché du vin bio, mais avec des stratégies différentes. L’Italie mise sur le haut de gamme et les qualités œnologiques, tandis que l’Espagne compense l’absence de marché intérieur par des volumes d’exportation importants.

Pour affronter cette concurrence, notamment sur le marché allemand qui représente un quart des exportations françaises de vin bio, les viticulteurs français sont conscients qu’ils doivent aller plus loin dans la démarche bio et donner des assurances sur les méthodes de vinification, tout en ne dissuadant pas le consommateur par des prix trop élevés.

A.C.
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