En 1992, Severn Suzuki prononçait un discours marquant au sommet de Rio.
En 1992, Severn Suzuki prononçait un discours marquant au sommet de Rio.

Audrey Chauvet

«Un sacré réquisitoire». Nicolas Hulot, comme les autres intervenants du film de Jean-Paul Jaud Severn, la voix de nos enfants, est frappé par la force du discours que Severn Suzuki, alors âgée de 12 ans, prononçait en 1992 au sommet de la Terre à Rio. Dix-huit ans après, l’environnement est toujours menacé et Severn attend son premier bébé.

En filigrane du film, son discours relie les hommes et les femmes qui ont décidé d’agir: Takao Furuno et sa rizière à canards au Japon, Edouard Chaulet et la cantine bio de Barjac dans le Gard ou Ondine Eliot, à peine 13 ans et déjà militante pour la sauvegarde des requins.

Santé et environnement mêlés

La santé humaine et l’environnement sont intimement mêlés dans les films de Jean-Paul Jaud. «Je milite pour la santé de la planète. Si notre écosystème se porte bien, nous nous porterons bien aussi», expliquait le réalisateur, rencontré en octobre au Festival du vent de Calvi.

Lundi soir, à l’avant-première parisienne du film à l’Unesco, Ségolène Royal, présidente de Poitou-Charentes, a salué l’action des agriculteurs bio de sa région filmés par Jean-Paul Jaud. Pour l’euro-députée Corinne Lepage, qui sera dans le troisième film de Jean-Paul Jaud consacré aux OGM, «c’est la société civile qui peut gagner des combats, mais pour cela il faut qu’elle sache». Les films de Jean-Paul Jaud sont là pour nous éclairer.