En meilleure santé grâce à la réduction des gaz à effet de serre

PLANETE Des millions d'euros pourraient être économisés...

A.C. avec AFP

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Homme portant un masque antipollution à Bruxelles.

Homme portant un masque antipollution à Bruxelles. — SIERAKOWSKI/ISOPIX/SIPA

Ce qui est bon pour la planète est bon pour nous. Si l’on en croit une étude publiée ce mardi par deux ONG spécialisées dans la santé, faire passer de 20% à 30% les réductions d'émissions de gaz à effet de serre permettrait à l'Union européenne d'économiser des dizaines de millions d'euros en dépenses de santé.

Selon ce rapport, une baisse de 30% des émissions représenterait une économie annuelle de dix à trente milliards d'euros d'ici à 2020: ce seraient, par an, 3 millions de jours de congé maladie pour maladies respiratoires et cardiaques, 3.776 admissions à l'hôpital et 1,2 million de jours de consommation de médicaments pour problèmes respiratoires qui seraient évités.

Des effets collatéraux bénéfiques

Les calculs de Health Care Without Harm et Health and Environment Alliance s'appuient sur les chiffres officiels de l'Union européenne concernant trois sortes de polluants (particules fines, oxyde d'azote et dioxyde de soufre) et sur les statistiques sur la mortalité, la maladie et l’absentéisme.

Le lien entre gaz à effet de serre et santé est simple: émettre moins de gaz contribuant au réchauffement climatique aurait pour effet collatéral bénéfique d'améliorer la qualité de l'air et ainsi réduire les maladies cardiaques et respiratoires.

L'Union européenne s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici à 2020, par rapport aux niveaux de 1990, et a offert de pousser l'effort jusqu'à 30% à condition que d'autres pays industrialisés promettent de réaliser des réductions comparables. Les ministres de l'Environnement ou de l'Energie français, britannique et allemand, ont plaidé en août pour porter à 30% cet objectif.