Capture d'écran du site de Greenpeace: campagne contre Facebook pour l'utilisation d'énergies renouvelables. 
Capture d'écran du site de Greenpeace: campagne contre Facebook pour l'utilisation d'énergies renouvelables.  - www.greenpeace.org

Audrey Chauvet

Facebook est un peu trop ami avec le charbon. Le réseau social, qui compte 500 millions d’utilisateurs dans le monde, fait face à une mobilisation d’internautes lui demandant de choisir les énergies renouvelables pour l’alimentation électrique de son nouveau «datacenter» (centre de traitement des données), à Portland, aux Etats-Unis.

Facebook pourrait être un «leader influent»

A l’initiative de Greenpeace, une campagne a été lancée sur Facebook, et plus largement sur le Web, pour demander à son président, Mark Zuckerberg, de convertir son entreprise aux énergies renouvelables. «Facebook a la possibilité d’être très visible et d’être un leader influent pour le développement des énergies renouvelables», déclare Kumi Naidoo, directeur de Greenpeace International.

Ce que les militants espérent: que Facebook s’engage à n’utiliser que des énergies propres et devienne un leader dans la lutte contre le changement climatique. Plus de 500.000 personnes se sont déjà mobilisées pour faire pression sur les dirigeants de Facebook.

Consommer moins d’énergie sale ou plus d’énergie propre?

Facebook a annoncé en février dernier l’ouverture d’un nouveau datacenter doté d’ordinateurs à économies d’énergie, mais dont l’électricité proviendra à 67% de centrales au charbon, grosses émettrices de CO2. 

Dans un communiqué, Facebook a reconnu que la centrale qui alimentera son datacenter utilise en majeure partie du charbon, mais défend son bilan environnemental: «Le climat de la région et la réduction des consommations d’énergie minimise notre empreinte carbone globale. Si nous avions implanté notre datacenter ailleurs, nous aurions eu besoin d’utiliser des climatiseurs, qui auraient augmenté la consommation d’énergie et émis plus de carbone, même s’ils étaient alimentés par des énergies renouvelables».

Le choix de Portland, dans le Nord-Ouest des Etats-Unis, permettrait donc de limiter l’énergie consommée pour refroidir les ordinateurs, principal poste de consommation d’électricité dans les datacenters. Mais Greenpeace continue à mener campagne pour que Facebook devienne un exemple dans le secteur du «Green IT», l’informatique verte: on estime qu’en 2020, les réseaux de télécommunication consommeront trois fois plus d’électricité qu’aujourd’hui, soit près de 2 milliards de kilowattheures. Autant que la France, l’Allemagne, le Canada et le Brésil réunis.