avec AFP

Les Etats-Unis n’en ont pas encore tout à fait fini avec leur fuite. Les autorités ne procéderont pas avant septembre au colmatage définitif du puits de pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique, a annoncé ce jeudi le principal responsable de la lutte contre la catastrophe, l'amiral Thad Allen.

«Nous tablons sur les alentours de la semaine qui suit la Fête du travail», qui tombe cette année le 6 septembre aux Etats-Unis, a déclaré l'amiral. Les autorités américaines prévoyaient à l'origine de procéder à la mi-août à l'opération «bottom kill», qui consiste à colmater le puits par en-dessous au niveau du gisement (4.000 mètres sous le fond de la mer) grâce au forage de puits de secours.

«Enfoncer un pieu dans le coeur de ce monstre»

«Nous allons faire en sorte d'enfoncer un pieu dans le coeur de ce monstre», avait auparavant assuré l'amiral Allen sur la chaîne MSNBC. La fuite de pétrole dans le golfe du Mexique a pris fin le 15 juillet grâce à la pose d'un couvercle au niveau de la sortie du puits au fond de la mer, suivie de la cimentation du conduit.

Thad Allen a précisé que le groupe britannique BP - en charge de la lutte contre la marée noire, des opérations de colmatage et de nettoyage depuis l'explosion de sa plate-forme le 20 avril - allait remplacer la valve anti-explosion posée à la sortie du puits avant de procéder au «bottom kill».

Peu de chance que du pétrole s’écoule à nouveau

Mais avant de pouvoir fixer une nouvelle valve, des tests doivent être conduits afin de s'assurer que le nouvel équipement n'endommage pas le puits et que la pression exercée par le pétrole ne cause pas de nouvelle fuite, a expliqué l'amiral. Il a jugé que la probabilité que du pétrole s'écoule de nouveau était «minime».

Un rapport d'enquête interne du groupe pétrolier britannique BP sur la catastrophe, qui a coûté la vie à 11 personnes, a établi que la valve anti-explosion n'avait pas fonctionné lorsque les employés ont tenté de l'activer.