Capture d'écran de la carte Google Earth illustrant le réchauffement climatique.
Capture d'écran de la carte Google Earth illustrant le réchauffement climatique. - © 2010 Europa Technologies US Dept of State Geographer © 2010 Tele Atlas © 2010 Google

Le réchauffement climatique, il faut le voir pour le croire. C’est ce qu’ont dû penser les experts britanniques à l’origine de la carte lancée ce jeudi sur Google Earth par le gouvernement britannique. Cette carte interactive, illustrée par de nombreuses vidéos, montre les effets d’une augmentation des températures de 4°C sur tout le globe.

Au programme: sécheresse, cyclones, fonte des glaciers...

Très pédagogique, cette carte permet de visualiser les divers impacts du réchauffement: feux de forêts, sécheresses, hausse du niveau des mers, cyclones,... Chaque risque est expliqué par un expert du Met Office (le service météorologique britannique) ou par un scientifique ayant collaboré à la modélisation des impacts du réchauffement.

On apprend ainsi que les températures en Europe pourraient être de 8°C supérieures à aujourd’hui pendant les journées les plus chaudes, que la moitié des glaciers de l’Himalaya disparaîtraient d’ici à 2050, que les récoltes de riz diminueraient de 30% en Chine et en Inde, ou encore que les cyclones tropicaux pourraient devenir plus violents...

L’hypothèse pessimiste de +4°C permet de donner des exemples frappants, comme l’inondation des Pays-Bas et du Sud-Est de l’Angleterre. Un moyen pour faire prendre conscience de l’urgence à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Au-delà de 2°C, des risques incontrôlables

Mise au point par le centre climatologique d’Hadley, cette carte est publiée par le Foreign & Commonwealth Office (FCO) britannique pour démontrer la nécessité de contenir le réchauffement climatique à +2°C. Le gouvernement de Grande-Bretagne souhaite ainsi populariser le problème du changement climatique et devenir «le gouvernement le plus vert qui soit» selon Henry Bellingham, secrétaire d’Etat au Foreign Office.

Lors du sommet de Copenhague en décembre 2009, les représentants internationaux se sont engagés à tout mettre en œuvre pour limiter le réchauffement climatique à 2°C. Au-delà, les scientifiques mettent en garde contre un emballement du climat qui créerait des réactions en chaîne difficilement contrôlables.

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