C'est bien un loup qui se balade dans la Somme

ANIMAUX Les experts ont certifié la présence de l'animal dans la Somme, depuis au moins deux mois…

Gilles Durand

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Illustration d'un loup.

Illustration d'un loup. — G. Durand / 20 Minutes

  • C’est bien un loup qui a été aperçu dans la Somme.
  • On ne connaît pas la provenance de l’animal.
  • C’est le réseau des chasseurs qui a permis l’identification.

On a vu le loup ! Cent ans après avoir été exterminé, l’animal est de retour dans la Somme, a confirmé, ce vendredi, le réseau loup de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Une présence furtive, certes, mais les experts ont acquis certitude qu’un Canis lupus Lupus erre depuis deux mois dans les plaines du département picard.

Capacité d’adaptation

« Vingt-cinq ans après les premières réapparitions en France et dans le Mercantour, le loup montre sa grande capacité d’adaptation et de reconquête des territoires », souligne la Fédération des chasseurs de la somme, dans un communiqué.

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Car ce sont bien les chasseurs qui les premiers ont aperçu l’animal sur le territoire, le 17 septembre, le jour de l’ouverture de la chasse. Des moulages d’empreintes avaient été effectués sur place. Depuis, l’animal a pu être observé de façon probante quatre fois, dont la dernière remonte au 16 novembre.

Analyses génétiques

« On attend encore les analyses génétiques des crottes pour connaître la provenance de ce loup, mais la photo et la vidéo qui ont été prises ne font aucun doute qu’il s’agit bien d’un loup, et non d’un chien », Anthony Danesin, spécialiste de la faune sauvage au sein de la fédération.

En revanche, rien ne dit que l’animal, dont on ignore la provenance, est encore dans la Somme. « Des appareils photo ont été installés sur les grands passages pour détecter une éventuelle présence, mais ça n’a rien donné pour l’instant », reconnaît Anthony Danesin.

Dans l’Aisne ?

L’animal pourrait d’ailleurs avoir migré vers l’Aisne où en début de semaine, on a découvert le cadavre d’un chevreuil. « Un loup est capable de faire 30 km par jour et il y a peu de bois dans la Somme pour qu’il se cache », explique le spécialiste. Pour l’instant, on est loin d’une implantation définitive.

Par ailleurs, la fédération de chasse tient à rassurer la population : « il y a peu de risque d’interaction entre le loup et l’être humain. L’animal est très craintif ».

Les chasseurs restent néanmoins sur le qui-vive, mais uniquement eau titre d’observateurs. « Il y a 24.500 chasseurs dans le département, lesquels jouent un rôle de vigie pour la faune sauvage », se félicite Anthony Danesin.