Quand le Québec s'inspire des îles bretonnes pour sa transition énergétique

ENERGIE Une délégation s'est rendue cette semaine sur l'île d'Ouessant...

C.A. avec AFP

— 

Vue de l'île d'Ouessant, au large du Finistère.

Vue de l'île d'Ouessant, au large du Finistère. — Fred Tanneau / AFP

Le Québec ne veut plus de sa vieille centrale thermique diesel pour alimenter ses îles en électricité. Pour tenter de trouver une solution durable, une délégation des Iles-de-la-Madeleine, un archipel de l’est du Canada, s'est rendue cette semaine sur l'île d'Ouessant, au large de la Bretagne.

L’île, tout comme Sein et Molène, n’est pas raccordée au réseau électrique continental. Les trois territoires travaillent à leur transition énergétique avec l’objectif de produire une électricité 100 % renouvelable d’ici à 2030. Et ainsi mettre un terme à la consommation de fioul.

En quelques années, les actions mises en place ont permis une diminution de la consommation de fioul de près de 400.000 litres par an, soit la consommation en fioul de Sein pendant un an. Les économies ont été réalisées grâce à des travaux d’isolation de bâtiments publics, d’aides financières pour le remplacement d’électroménager trop gourmand ou encore grâce à la distribution d’ampoules LED. Des centrales photovoltaïques ont également été installées, en attendant la remise à l’eau de l'hydrolienne de Sabella au large d'Ouessant.

« Un dynamisme assez incroyable »

« On a vu ici un dynamisme assez incroyable en matière de transition énergétique », a commenté Jonathan Lapierre, le maire de la municipalité des Iles-de-la-Madeleine en marge de sa visite. « Echanger avec des communautés isolées qui vivent les mêmes réalités et enjeux que la nôtre, c’est extrêmement important ».

Peuplé de 13.000 habitants, l’archipel québécois produit actuellement de l’électricité via une centrale thermique diesel. Les élus aimeraient s’orienter vers l’installation d’éoliennes.