COP23: A Bonn, la fin d’une COP climat freinée par l’effet Trump

ENVIRONNEMENT L'heure est grave. La dégradation de notre planète s'accélère. Revivez la fin de la 23e conférence climat de l'ONU...

D. D.

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Le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre des Fidji et président de la COP 23 Frank Bainimaramala, la chancelière allemande Angela Merkel et le secrétaire général des Nations-Unies Antonio Guterres le 15 novembre 2017 à Bonn (Allemagne).

Le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre des Fidji et président de la COP 23 Frank Bainimaramala, la chancelière allemande Angela Merkel et le secrétaire général des Nations-Unies Antonio Guterres le 15 novembre 2017 à Bonn (Allemagne). — John MACDOUGALL

L’ESSENTIEL

  • Plus de 15.000 scientifiques alertent sur la dégradation de la planète.
  • Les délégués de près de 200 pays bouclaient vendredi à Bonn une 23e conférence climat de l’ONU.
  • Les négociateurs laisseront sur la table des propositions, indispensables pour mettre en œuvre à partir de 2020 l’accord de Paris contre le réchauffement.
  • 2018 sera « le moment de vérité », selon Nicolas Hulot, le ministre français de la Transition écologique et solidaire.

20h45: Ce live est à présent terminé. Merci d'avoir suivi avec 20 Minutes la journée de clôture de la COP 23.

20h30: A Bonn, la fin d’une COP climat freinée par l’effet Trump

Sur fond d’urgence climatique, les délégués de près de 200 pays ont bouclé ce vendredi à Bonn une 23e conférence de l’ONU plombée par la défection des Etats-Unis. « Je n’ai jamais vu une COP avec un taux d’adrénaline aussi bas », relevait notamment un diplomate européen.

Les mauvaises nouvelles ont en effet jalonné cette COP23 présidée par les îles Fidji, au terme d’une année marquée par des cataclysmes naturels d’ampleur inédite.

La conférence a par exemple vu ressurgir les divisions entre pays développés et pays en développement, ces derniers accusant les premiers ne pas faire plus pour réduire leurs émissions dès avant 2020.

19h30: La pollution des villes en 2050, un lointain problème ?

Accroissement de la population, pollution de l’air, speed bike, voiture autonome : découvrez ici les problématiques de la ville de demain et les moyens de répondre à la dégradation de la qualité de l’air.

18h30: Le thon rouge, espèce emblématique de la surpêche, semble reprendre des forces

Depuis la mise en place en 2007 d’un plan de reconstitution de l’espèce, la population de thon rouge augmenterait de nouveau en Méditerranée et en Atlantique, au point d’envisager une hausse importante des quotas de pêche. Dix ans plus tard, où en est exactement la situation ? Réponse ici.

17h45: Faut-il passer par la récompense ou le jeu pour mettre les Français au tri ?

A Lyon, un nouveau système de collecte est testé depuis février. L’idée ? Offrir des bons de réductions en échange de sacs remplis de bouteilles en plastique vide. Réductions dans les cinémas, sur les transports, les accès au stade, la société Yoyo a notamment conclu plusieurs partenariats. Une autre start-up, Canibal, exploite aussi ce filon avec sa poubelle intelligente qui reconnaît et trie les gobelets, canettes ou et bouteilles. Le tout en interagissant avec celles et ceux qui lui déposent un déchet. Ça commence par un quiz, puis un jeu de type machine à sous se déclenche avec, à la clef, possiblement des bons d’achats ou des cafés gratuits. Retrouvez ici le reportage complet de 20 Minutes.

17h15: Le pain rassi, ce n’est pas que pour les canards

20 Minutes a repéré une initiative insolite en Haute-Garonne pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Classiquement, pour faire de la bière, il faut : de l’eau, de l’orge, du houblon et des levures pour transformer le sucre en alcool. Mais le brasseur Adrien Claustres ajoute du pain dans la composition d’une de ses bières. C’est l’amidon contenu dans les miches qui va ensuite participer au processus de fermentation. Une trentaine de kilos de baguettes invendues est ainsi nécessaire pour produire 500 litres du breuvage. Un bel exemple d’économie circulaire !

16h45: Des plaintes pour harcèlement sexuel ont été déposées à Bonn

« Une poignée » de plaintes ont été enregistrées à la conférence de l’ONU sur le climat à Bonn, a-t-on appris ce vendredi auprès d’un porte-parole. Les organisateurs de la COP23 avaient expliqué qu’ils auraient une tolérance zéro à l’égard de toute forme de harcèlement, y compris sexuel et s’occuperaient rapidement de telles plaintes. Ils avaient en outre invité à « rapporter tout incident » aux services de sécurité des Nations unies et fourni deux numéros de téléphone.

16h20: « We need to go further, faster, together for climate action », clament les participants à la COP 23

« Nous devons aller plus loin, plus vite, ensemble, pour agir sur le climat »: tel était le mot d’ordre de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui s’achève ce vendredi.

 

15h55: Energies renouvelables et biodiversité ne font pas toujours bon ménage

L’ensemble des filières d’énergie renouvelable ont en effet des impacts potentiellement négatifs pour les animaux pointe la Fondation de recherche pour la biodiversité. La sixième extinction d’animaux que plusieurs scientifiques disent en cours pourrait être accélérée par une montée en puissance des énergies vertes. L’éolien est peut-être l’exemple le plus visible, les cadavres d’oiseaux se ramassant souvent aux pieds des éoliennes. L’analyse de cette problématique est à lire par ici.

15h35: Peut-on combler le vide laissé par les Etats-Unis ?

« De nombreux facteurs auraient pu faire de cette COP23 une COP de retour en arrière : la position Etats-Unis, la potentielle augmentation des émissions de gaz à effet de serre en 2017, le recul du gouvernement français sur sa trajectoire de transition énergétique, le retour du clivage Nord-Sud. Malgré tout cela, la COP23 a pu se conclure aujourd’hui avec un accord sous la présidence Fidjienne. Si elle n’a pas été la COP de retour en arrière, cette première "COP du Pacifique" n’a toutefois pas pu apporter de garanties pour répondre à l’urgence climatique. », assure à 20 Minutes Pierre Cannet, responsable des programmes Climat, Énergie et villes durables au WWF France. Pour aller plus loin sur la question vous pouvez consulter notre article à ce sujet.

15h05: « Il y a de l’or dans nos poubelles », explique à 20 Minutes le président de Citeo

Philippe Loïc-Jacob, qui dirige l’éco-organisme agréé par l’État pour organiser, superviser et accompagner le recyclage des emballages ménagers en France, a publié en novembre Green is the new gold. Il y retrace notamment le chemin parcouru ces 25 dernières années et liste les freins à lever pour améliorer le tri et le recyclage des déchets. Notre journaliste Fabrice Pouliquen l’a interviewé ici.

14h30: « La France doit accélérer la transformation nécessaire liée à l’énergie, la mobilité, l’agriculture et l’alimentation », alerte Pascal Canfin, directeur général du WWF France

Contacté par 20 Minutes, l’ancien ministre de François Hollande explique que « la France, par la voix du Président de la République, doit mener l’Europe vers une ambition à la hauteur de l’enjeu climatique, et ce dès le One Planet Summit du 12 décembre à Paris. Dans ce contexte, le WWF attend une accélération de la transformation nécessaire liée à l’énergie, la mobilité, l’agriculture et l’alimentation. Sur ces trois fronts, des engagements doivent être poursuivis ces prochains mois pour véritablement tenir la trajectoire de neutralité carbone ».

13h55: Noël approche, ne jetez plus vos coquilles d’huîtres !

Car elles peuvent être recyclées. Et pas seulement en cendrier. Le but d’une entreprise toulousaine est de commercialiser des coquilles concassées, en poudre ou écailles, pour les agriculteurs mais aussi en petits sachets pour le paillage dans les potagers des particuliers. Elle s’inspire d’une pratique ancestrale dans les campagnes qui consiste à jeter aux poules les coquilles d’huîtres. Pas pour leur faire partager les restes du réveillon, mais parce que les oligo-éléments leur permettent de renforcer leur ossature et de durcir la coquille de leurs œufs. Découvrez ici cette bonne idée made in France.

13h30: Recycler et transformer les mégots de cigarettes, c’est possible !

C’est le pari réussi d’une entreprise du Tarn. MéGo ! collecte en effet les petits cylindres malodorants et les envoie en Bretagne dans leur usine de Rennes. « Le tabac et le papier sont séparés du filtre et sont transformés en compost. Près de 97 % du produit est ensuite broyé pour être transformé en billes de plastiques qui serviront à fabriquer des cendriers ou des caddies », explique-t-on à 20 Minutes.

13h15: Comment lutter localement contre le gaspillage d’énergie?

A Toulouse par exemple, des lampadaires intelligents n’éclairent que lorsque c’est nécessaire. Résultat:  près de 70 % d’économies de consommation par rapport à un lampadaire led classique. Retrouvez ici le reportage de 20 Minutes sur cette innovation de la start-up française Kawantech, originaire de la ville rose.

12h56: L'Europe pourrait-elle connaître un smog comme celui de New Dehli? 

Depuis le 7 novembre, la capitale indienne fait face à un taux de particules ultrafines (PM2.5) jusqu’à 20 fois supérieur au taux maximum préconisé par l’OMS. L'Europe pourrait-elle connaître des épisodes de pollution de ce type? 20 Minutes a interrogé plusieurs spécialistes par ici.

12h41: #BasLesPailles, la nouvelle pétition pour faire interdire les pailles en plastique en France

Après les sacs plastique à usage unique, interdits dans tous les commerces depuis juillet 2016, et bientôt les coton-tiges et la vaisselle jetable, haro sur les pailles en plastique ! Petits, légers, à usage unique, ces objets sont un véritable désastre pour l’environnement : « Elles sont rarement triées, estime Stéphane Latxague. "Au mieux", elles sont jetées à la poubelle avec les ordures ménagères et finissent brûlées, ce qui génère des gaz à effet de serre. Au pire, et c’est souvent le cas, elles atterrissent directement dans le caniveau ou dans la nature et, sous l’effet du ruissellement, finissent leur course dans l’océan. », explique à 20 Minutes Stéphane Latxague, directeur général de Surfrider foundation Europe, connue notamment pour ses opérations de ramassage des déchets sur les plages et autour des points d’eau. On vous explique tout par ici sur les objectifs de cette nouvelle pétition qui approche les 50.000 signatures.

12h34: Quels sont les enjeux de cette dernière journée de COP23?

Les délégués de près de 200 pays bouclent ce vendredi à Bonn une 23e conférence climat de l'ONU (COP23) plombée par la défection des Etats-Unis.

Concrètement, les négociateurs laisseront ce soir sur la table des propositions, indispensables pour mettre en oeuvre à partir de 2020 l'accord de Paris contre le réchauffement: comment les pays rendent compte de leurs actions contre le réchauffement, quel suivi pour l'aide financière promise par les pays riches, etc. Mais rien n'est encore tranché sur le fond: ce sera le rôle de la COP24, prévue en décembre 2018 à Katowice (Pologne).

2018 sera «le moment de vérité», a dit le ministre français de la Transition écologique Nicolas Hulot. Et «le mérite de la COP23 est de mettre (tout le monde) en ordre de marche».

Les pays devaient aussi s'accorder à Bonn sur le lancement d'un «dialogue» d'un an pour aboutir à la révision à la hausse, en 2020, des promesses nationales de réduction des gaz à effet de serre (GES).

12h00: Malgré le mauvais état de la planète, pourquoi il ne faut (malgré tout) pas céder à la déprime

Il y a de quoi se sentir dépité par la situation de la planète. Pourtant il y a des raisons d'espérer. On vous explique ça dans ce papier

11h30: Une espèce de mammifère sur trois menacée en France:

C'est le constat édifiant dressé par le comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) et le Muséum d’histoire naturelle.

Dans ce diaporama, on vous recense les principaux mammifères concernés que ce soit le vison, le lynx boréal ou encore le grand hamster. Le diaporama est à consulter par ici. 

11h00: Pourquoi le réchauffement climatique risque d'entraîner des conflits

Dans un entretien qu'il nous accordé, Jacques Veron, directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques, revient sur les conséquences migratoires du changement climatique. Il y aurait ainsi environ 25 millions de déplacés climatiques chaque année. 

C'est à lire dans cet article

10h30: La preuve en images que le réchauffement climatique fait des dégâts :

C’est à lire et à voir aussi par ici.

10h15: Voici 5 chiffres qui illustrent la gravité de la situation:

Dans cet article notre journaliste spécialisé dans l'environnement @FabPouliquen présente 5 indicateurs de la mauvaise santé de notre Terre. Edifiant. Et c'est à lire ici. 

10h00: Peut-on encore sauver la planète? La Une de 20 Minutes vendredi: