Nantes: Après l'orage de juillet, l'état de catastrophe naturelle reconnu

INTEMPERIES Un arrêté a été publié vendredi au Journal officiel…

Julie Urbach

— 

Les pluies diluviennes à Nantes

Les pluies diluviennes à Nantes — mounspastries/ Instagram

  • Le 9 juillet au soir, des pluies diluviennes étaient tombées sur la région nantaise.
  • L’événement avait occasionné de nombreux dégâts chez certains habitants et entreprises.

C’était une demande de la mairie. Après les orages et les fortes intempéries qui avaient touché la Cité des ducs, le soir du dimanche 9 juillet dernier, l’Etat vient de reconnaître l’état de catastrophe naturelle pour les villes de Nantes et de Carquefou, « au titre des inondations et coulées de boues ».

L’arrêté, publié ce vendredi au Journal Officiel, va surtout permettre de faciliter l’indemnisation des habitants et entreprises dont les biens avaient été touchés lors de cet événement inhabituel.

>> A lire aussi : Routes barrées, maisons inondées... Il a beaucoup (mais alors beaucoup) plu à Nantes

En dix jours, selon la ville, près de 120 particuliers s’étaient manifestés pour déclarer un sinistre. Près de 113 bâtiments publics de la mairie et de la métropole avaient été touchés. La préfecture de Loire-Atlantique appelle d’ailleurs ce vendredi les administrés concernés par le sinistre, et qui ne l’auraient pas encore fait, à se rapprocher de leur assureur dans les dix jours.

Des entreprises touchées

Mi-juillet, la ville annonçait aussi avoir reçu des déclarations d’une centaine d’entreprises. « L’eau avait débordé du toit et notre salle avait été inondée, se rappelle par exemple Pierre Bazin, cogérant de Gym Ligne, rue Moquechien, près de la préfecture. Nous avons dû refaire tous les sols, le plafond évidemment, et changer tout l’électronique des machines, pour un préjudice d’environ 100.000 euros. »

Selon lui, la reconnaissance de catastrophe naturelle ne résoudra pas tout. « Cela va peut-être favoriser les délais de remboursement mais nous souhaiterions aussi être indemnisés pour notre perte d’activité de 40 jours et le préjudice en termes d’image, se désole le gérant. Nous avons pu rouvrir le 15 août, mais nous avons entre-temps perdu beaucoup de clients que nous avions fidélisés. »

Ce soir-là, l’équivalent d’un mois de juillet de précipitations était tombé sur la ville en à peine quelques heures. Les pompiers avaient reçu près de 3.000 appels, la plupart entre 17h30 et 21 heures. Aucune victime n’avait été recensée.