En cas de cataclysme cosmique, cet animal serait le seul à survivre serait...

CHAMPION DU MONDE Le tardigrade est capable de survivre pendant trente ans sans manger ni boire…

20 Minutes avec AFP

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Le tardigrade, animal microscopique connu pour sa résistance

Le tardigrade, animal microscopique connu pour sa résistance — HO / NATURE PUBLISHING GROUP / AFP

S’il ne devait en rester qu’un, ce serait lui. Le tardigrade, animal microscopique connu pour sa résistance, serait capable de survivre aux conséquences d’une collision de la Terre avec un astéroïde géant, contrairement à l’Homme, assure une étude.

Surnommé l’ourson d’eau, cet étrange animal boudiné à huit pattes griffues, qui mesure environ un demi-millimètre de longueur, « survivra jusqu’à la mort du Soleil », affirment des chercheurs dont l’étude est publiée vendredi dans Scientific Reports.

Indestructible

Le tardigrade peut donc espérer vivre encore pendant « au moins 10 milliards d’années », soit bien plus longtemps que l’espèce humaine, ajoute l’équipe réunissant des chercheurs de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) et de l’université d’Harvard (États-Unis).

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Sur Terre, on trouve ce superchampion un peu partout, y compris sur certains sommets de l’Himalaya et dans les profondeurs de l’océan.

Considéré comme l’animal le plus indestructible de la planète, le tardigrade – dont le nom signifie « celui qui marche lentement » – est capable de survivre pendant trente ans sans manger ni boire. Il peut endurer des températures extrêmes, allant de – 272 °C jusqu’à 150 °C, pendant quelques minutes.

Privé de sa technologie, l’Homme reste une espèce fragile

Il supporte toutes sortes de pressions extrêmes, et peut vivre dans les profondeurs marines comme dans le vide glacial de l’espace. Autant dire qu’il s’agit d’un cobaye virtuel idéal pour tester sur ordinateur la capacité de la vie à résister à des catastrophes venues du ciel.

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« Sans notre technologie qui nous protège, l’Homme est une espèce très fragile. De petits changements dans notre environnement peuvent avoir des conséquences dramatiques pour nous », relève Rafael Alves Batista, de l’université d’Oxford, coauteur de l’étude. « Il y a beaucoup d’espèces plus résistantes sur Terre. La vie est susceptible de se poursuivre bien après notre disparition », souligne-t-il.

Les chercheurs ont étudié les chances de survie du tardigrade (Milnesium tardigradum) à plusieurs catastrophes venues du ciel, au moyen de plusieurs modèles mathématiques.

De la vie ailleurs dans l’Univers ?

Que faudrait-il pour venir à bout de ce superchampion ? Seuls les astéroïdes vraiment massifs, susceptibles de faire bouillir les océans, pourraient menacer les tardigrades. Mais aucun n’est susceptible de croiser l’orbite de la Terre, soulignent les chercheurs. L’explosion cataclysmique d’une étoile (supernova) et les sursauts de rayons gamma (brefs jets de matière très énergétiques) se traduiraient notamment par d’intenses radiations qui détruiraient la couche d’ozone protectrice. « Mais la vie pourrait continuer sous Terre », considère l’étude.

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Et la probabilité qu’une étoile massive explose assez près de la Terre pour tuer toutes les formes de vie sur la planète est « négligeable », selon elle. Même chose pour les sursauts de rayons gamma. La résistance des tardigrades aux événements cosmiques « semble démontrer que la vie, une fois qu’elle a démarré, est difficile à éliminer complètement », souligne David Sloan, de l’université d’Oxford, coauteur de l’étude.

Un constat qui nourrit l’espoir de trouver un jour de la vie ailleurs que sur notre planète. « Il est possible qu’il y ait d’autres espèces résistantes ailleurs dans l’univers », estime Rafael Alves Batista.