Nappes phréatiques: La moitié sont sous leur niveau habituel, certains agriculteurs craignent une sécheresse

SOCIETE Les spécialistes se veulent rassurants quant au déficit observé...

20 Minutes avec agences

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Les recharges hivernales des nappes phréatiques ont été insuffisantes sur la Nouvelle Aquitaine, selon le BRGM.

Les recharges hivernales des nappes phréatiques ont été insuffisantes sur la Nouvelle Aquitaine, selon le BRGM. — M.LIBERT/20 MINUTES

Le niveau de plus de la moitié (54 %) des nappes phréatiques françaises est en dessous de celui qu’elles atteignent habituellement à cette période de l’année. C’est Philippe Vigouroux, hydrogéologue au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), qui a alerté sur ce phénomène ce jeudi au cours d’une conférence de presse présentant la situation au 1er avril.

En effet, entre septembre et avril, ces réserves d’eau sont censées se remplir avant la période plus sèche de l’été. Or « la recharge hivernale a été relativement faible, déficitaire. (…) Il faut rester vigilant », a averti le spécialiste. La rareté de la pluie jusqu’en février explique en partie la situation, qui fait craindre une sécheresse au cours des prochains mois.

De nouvelles pluies attendues

De nouveaux épisodes de précipitations devraient cependant entraîner une remontée du niveau en mai et juin et le déficit constaté n’est de toute façon « pas comparable aux déficits historiques rencontrés par exemple en 2003-2004 », analyse le BRGM.

« On a des déficits de pluviométrie plus marqués à certains endroits (…) mais on a des réserves d’eau qui sont tout à fait disponibles », tempère également Nathalie Dörfliger, directrice Eau, environnement, écotechnologies au BRGM.

Certains agriculteurs inquiets

Des propos qui ne rassurent pourtant pas les agriculteurs, qui redoutent une prochaine sécheresse qui ferait suite à celle de l’an dernier. Le contexte rappelle en effet de bien mauvais souvenirs aux professionnels. «

En 1976, c’est comme ça que ça avait commencé, par un printemps frais et sec », raconte Jean-Michel Martin, céréalier à Étampes (Essonne), en référence à un été exceptionnellement sec.

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Des arrêtés de restriction d’eau sont d’ailleurs d’ores et déjà en vigueur dans neuf départements de l’Ouest du pays, dont trois en Bretagne (Ille-et-Vilaine, Morbihan et Côtes-d’Armor).