Mexique: Le cadavre d’un bébé marsouin, espèce au bord de l’extinction, découvert dans le golfe de Californie

ANIMAUX Menacé par la pêche illégale d’une autre espèce, le plus petit cétacé du monde ne compte plus que 30 spécimens dans le golfe du Mexique…

20 Minutes avec agences

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Illustration d'un dauphin. Ici, en mer méditerranée.

Illustration d'un dauphin. Ici, en mer méditerranée. — Martina Cristofani / SIPA

Le cadavre d’un bébé marsouin du Pacifique, le plus petit cétacé au monde, a été découvert ce jeudi dans le golfe de Californie (Etats-Unis) par l’organisation écologique américaine Sea Shepherd. L’animal portait encore son cordon ombilical.

Le spécimen retrouvé à Playa Hermosa (Basse Californie) sera envoyé au centre des mammifères marins de San Francisco « pour une étude en laboratoire en matière de toxicologie, de virologie et de bactériologie ».

30 spécimens encore vivants

Cette trouvaille est une mauvaise nouvelle pour cette espèce endémique de la région. Une analyse acoustique avait permis de déterminer en novembre dernier qu’il ne restait plus qu’environ 30 spécimens, contre 60 marsouins dénombrés en novembre 2015. Ils étaient une centaine en 2014 et le double en 2012.

Ce cétacé long de seulement de 1,5 mètre est victime des filets dérivants utilisés par des contrebandiers pour pêcher une autre espèce, le totoaba. Ce poisson est prisé pour sa vessie natatoire qui, une fois séchée, vaudrait plusieurs dizaines de milliers de dollars sur le marché noir en Chine, selon les autorités américaines.

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Victime de la pêche illégale

Le président mexicain, Enrique Pena Nieto, a déployé la marine en 2015 contre cette pêche illégale, étendu la surface de la zone protégée et imposé une interdiction des filets dérivants sur 13.000 kilomètres carrés pendant deux ans. Certaines organisations écologistes demandent l’interdiction totale de la pêche dans le secteur.

Ce marsouin surnommé « vaquita marina » pourrait avoir disparu d’ici 2022. Pour le sauver, des scientifiques envisagent de capturer plusieurs spécimens qui se reproduiraient dans une zone fermée du golfe. Certains défenseurs de l’environnement s’opposent toutefois à cette mesure, craignant que les animaux ne succombent à cette opération.

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