Espèces menacées: Plusieurs ONG de défense des animaux très inquiètes

FAUNE Certains pays africains et des associations ont montré de profondes divisions sur la meilleure manière de lutter contre les trafics…

20 Minutes avec AFP

— 

Il reste 470.000 éléphants d'Afrique sauvages, selon un comptage de l'ONG Elephants Without Borders (EWB), contre 550.000 en 2006.

Il reste 470.000 éléphants d'Afrique sauvages, selon un comptage de l'ONG Elephants Without Borders (EWB), contre 550.000 en 2006. — Mossbacher/Solent News/SIPA

A Johannesburg, où s’est achevée mardi soir la conférence mondiale de protection de la faune, certaines associations de défense des animaux ont tiré la sonnette d’alarme. Si globalement les ONG se sont félicitées des décisions prises, les débats, parfois très vifs, ont fait éclater au grand jour de profondes divisions au sein même des pays africains et des associations sur la meilleure manière de lutter contre les trafics, dont le montant est évalué à 18 milliards d’euros chaque année.

Hormis les requins et les pangolins dont la protection a été clairement renforcée et les appels à la légalisation de certains commerces pour enrayer le braconnage, plusieurs espèces restent encore très menacées.

>> A lire aussi : Les éléphants d'Afrique vont-ils disparaître d'ici 10 à 20 ans?

« L’hémorragie » des éléphants continue, selon la Fondation Brigitte Bardot

Plusieurs voix discordantes se sont cependant fait entendre, comme celle de la Fondation Brigitte Bardot qui a dénoncé un « goût d’inachevé ». La Convention internationale sur le commerce d’espèces sauvages menacées d’extinction (Cites) s’est simplement « contentée de poser un pansement sur (l') hémorragie » des éléphants, a-t-elle estimé. Ces dix dernières années, 110.000 pachydermes africains ont été tués, victimes du trafic, soit un quart de leur population actuelle.

>> A lire aussi : Les lions sud-africains menacés par un trafic d'os

Les lions pas assez protégés

Rendez-vous manqué aussi pour la protection du « roi de la jungle », selon le Fonds international pour le bien-être animal (Ifaw) extrêmement « déçu » que les lions africains, dont les os sont prisés pour des potions soi-disant médicinales, ne soient pas inclus dans l’annexe I de la Convention, qui bannit toute possibilité de commerce.