Un manifestant tenant une pancarte sur laquelle il est écrit "Stop Pesticides" le 26 mars 2016 à Paris
Un manifestant tenant une pancarte sur laquelle il est écrit "Stop Pesticides" le 26 mars 2016 à Paris - STEPHANE DE SAKUTIN AFP

Environ 250 personnes ont participé samedi après-midi à une «marche verte citoyenne contre les pesticides» au départ de la place Denfert-Rochereau, selon le décompte de la police.

Cette manifestation en direction du ministère de l'Environnement boulevard Saint-Germain était organisée dans le cadre de la 11e semaine pour les alternatives aux pesticides, à l'appel de plusieurs associations (Générations Futures, Confédération paysanne, Agir pour l'Environnement etc.)

Les participants militent pour «de réelles politiques de diminution des pesticides et de protection de la santé».

La récente interdiction lors d'un vote à l'Assemblée des insecticides néonicotinoïdes, soupçonnés de tuer les abeilles en agissant sur leur système nerveux, a été saluée par les associations mais celles-ci jugent la date d'interdiction, septembre 2018, beaucoup trop tardive.

Pour Julien Bayou, conseiller régional d'Ile-de-France EELV, il faut «mener la bataille au niveau européen pour faire interdire les pesticides». «Je pense notamment aux néonicotinoïdes qui sont les plus dangereux pour les abeilles, mais aussi évidemment pour la population, et malheureusement Ségolène Royal c'est une chaise vide au niveau européen, elle n'a pas mené la bataille.» L'élu écologiste rappelle que «les agriculteurs sont les premières victimes, du fait des cancers dus aux pesticides.»

Une manifestante, Youlie, s'est félicitée qu'il y ait «une repopulation d'abeilles en Ile-de-France». «Il y a plein de ruches sur les toits de Paris, le miel d'Ile-de-France se porte bien, alors qu'en dehors de l'Ile-de-France, là où justement il y a un usage massif des pesticides, un usage massif des herbicides, là, on voit vraiment clairement que la population des abeilles diminue dangereusement, voire n'existe plus à certains endroits.»

Une délégation a été reçue samedi après-midi par le cabinet de la ministre de l'Environnement Ségolène Royal.

Le cabinet de la ministre souligne par ailleurs que «Ségolène Royal a demandé à la Commission européenne de réévaluer les substances néonicotinoïdes, dont les trois substances soumises à un moratoire, en vue d’obtenir de nouvelles restrictions d’usages.»

L semaine contre les pesticides comprend également des animations comme des opérations portes ouvertes de jardins, fermes et ruches, des conférences, et une collecte de phytosanitaires usagés dans les jardineries Botanic.

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