Des employés du réacteur nucléaire de Takahama, à 380 km de l'ouest de Tokyo, travaillent le 26 février 2016 à sa remise en marche
Des employés du réacteur nucléaire de Takahama, à 380 km de l'ouest de Tokyo, travaillent le 26 février 2016 à sa remise en marche - JIJI JIJI PRESS

Un réacteur nucléaire de l'ouest du Japon, relancé vendredi dernier, s'est soudainement arrêté lundi à cause d'un problème technique, a annoncé la compagnie exploitante Kansai Electric Power.

Une alarme a retenti et l'unité Takahama 4 s'est stoppée un peu après 14H00 locales (05H00 GMT), a expliqué un porte-parole.

Le réacteur avait été remis en service avant le week-end et la réaction en chaîne avait commencé samedi. Il devait générer de l'électricité (à titre d'essai et non pour une mise sur le réseau) à partir de ce lundi mais, pour une raison encore inexpliquée, le processus s'est interrompu.

Après la détection d'une anomalie sur le générateur d'électricité, la turbine s'est automatiquement arrêtée de même que le réacteur, selon les premières informations disponibles.

L'unité Takahama 4 avait déjà connu il y a plus d'une semaine, avant son redémarrage, une fuite d'eau radioactive qui avait obligé à interrompre momentanément les préparatifs de remise en marche afin de resserrer les boulons d'une valve.

La centrale Takahama, située en bord de mer dans la préfecture de Fukui (ouest), compte quatre réacteurs. Les tranches 3 et 4 avaient obtenu il y a déjà un an les feux verts techniques et politiques pour redémarrer, mais une décision de justice avait un temps bloqué leur redémarrage.

Les antinucléaires s'opposent vivement à l'exploitation des réacteurs atomiques au Japon, notamment les unités 3 et 4 de Takahama qui emploient partiellement du combustible Mox, jugé plus dangereux.

Il ne reste dans le pays que 43 unités potentiellement exploitables, contre 54 avant la catastrophe de Fukushima. Seulement trois fonctionnent et Takahama 4 avait été la quatrième relancée.

Fervent partisan de l'atome pour des raisons économiques, le gouvernement du Premier ministre conservateur Shinzo Abe plaide depuis trois ans pour que tous les réacteurs jugés sûrs par l'Autorité de régulation nucléaire soient relancés.

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