Emmanuelle Cosse, alors secrétaire nationale d'EELV dans la ZAD de Notre-Dames-des-Landes, en Loire-Atlantique, le 4 novembre 2015
Emmanuelle Cosse, alors secrétaire nationale d'EELV dans la ZAD de Notre-Dames-des-Landes, en Loire-Atlantique, le 4 novembre 2015 - GEORGES GOBET AFP

La nouvelle ministre du Logement Emmanuelle Cosse a réaffirmé vendredi son opposition au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, niant tout «marchandage» préalable à son entrée au gouvernement et voyant dans le référendum local annoncé par François Hollande une «volonté de remettre ce dossier dans le débat public».

«Il faut dire les choses très simplement: il n'y a eu aucun marchandage à mon entrée dans ce gouvernement», a-t-elle affirmé au micro de France Inter.

«François Hollande m'a appelée, il m'a dit qu'il voulait des écologistes dans ce gouvernement, qu'il connaissait mes positions, celles de mon parti, nos différends y compris sur des sujets comme Notre-Dame-des-Landes et il m'a dit +Je souhaite qu'il y ait pour la fin de ce quinquennat des écologistes et je souhaite que tu aies des responsabilités+», a-t-elle poursuivi.

«Ma position sur Notre-Dame-des-Landes est connue, je suis opposée à ce projet (...) je ne changerai pas de point de vue là-dessus évidemment», a-t-elle déclaré.

L'idée d'organiser un référendum local, «portée par quelques élus locaux», «vient en partie notamment des élus du département», mais aussi de l'écologiste Nicolas Hulot et la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal en avait parlé au mois d'octobre dernier, a rappelé l'ex-patronne d'EELV, qui a démissionné jeudi soir de son mandat à la tête du parti.

Mme Royal a tenu des «propos très clairs» et «lancé une inspection générale pour connaître l'état du dossier réellement», a affirmé Mme Cosse. «Elle a dit : +On ne va pas expulser des opposants par la force+», a souligné la nouvelle ministre du Logement et de l'Habitat durable, rappelant qu'«un grand nombre de recours» sont actuellement «en instance».

Interrogée sur le périmètre sur lequel devait être organisé ce référendum, elle a estimé que la Commission nationale du débat public pourrait être consultée. «Je pense que c'est typiquement ce type de structure qui peut aider le Premier ministre à décider quel périmètre, qui vote, quelle est la question, à quelle date cela a lieu», a-t-elle dit.

«Il y a une volonté de remettre ce dossier dans le débat public», a estimé Emmanuelle Cosse. «Les populations locales n'ont jamais été vraiment consultées», a-t-elle poursuivi. «Il faut que ça se passe en respectant toutes les parties en présence.»

«J'espère que l'on sorte par le haut de ce dossier», a-t-elle déclaré.

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