Les océans sont de plus en plus pollués par des plastiques.
Les océans sont de plus en plus pollués par des plastiques. - ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Plus de plastique que de poissons dans les océans. C’est le scénario catastrophe dressé par une étude réalisée avec la fondation de la navigatrice Ellen MacArthur et le concours du cabinet McKinsey et publiée ce mardi par le forum économique mondial de Davos.

Le forum de Davos débute mercredi ses travaux. Il dévoile un rapport selon lequel le ratio tonnes de plastique - tonnes de poissons, qui était de un pour cinq en 2014, sera de un pour trois en 2025, et dépassera un pour un en 2050.

L’emballage plastique mis en cause

« Le système actuel de production, utilisation, et abandon des plastiques a des effets négatifs importants : de 80 à 120 milliards de dollars d’emballages plastiques sont perdus chaque année. Et au-delà du coût financier, si rien ne change, les océans contiendront plus de plastique que de poissons (en poids) d’ici 2050 », selon un communiqué.

Le forum estime nécessaire « une refonte totale des emballages et des plastiques en général » et la recherche d’alternatives au pétrole comme matériau de base pour leur production car si rien ne change, cette filière consommera 20 % de la production pétrolière en 2050.

« Les modèles de production et de consommation linéaire sont de plus en plus remis en question (…) et cela est particulièrement vrai pour les filières où il y a de gros volumes de peu de valeurs comme l’emballage plastique », estime dans un communiqué la navigatrice Ellen MacArthur, plaidant aussi pour la mise en place d’une économie circulaire, réutilisant les matériaux.

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Vers l’interdiction des sacs plastique à usage unique ?

Plusieurs pays tentent actuellement de limiter l’usage des sacs plastique. En France, les sacs plastiques à usage unique devraient être interdits en mars. Au Royaume-Uni, la législation impose de faire payer les utilisateurs de sacs plastiques, afin de tenter de réduire leur utilisation. Les municipalités de l’agglomération montréalaise, qui abrite la moitié de la population du Québec, ont décidé d’interdire l’usage des sacs plastiques non biodégradables à compter de 2018.

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