COP21: Les maires, Redford et Schwarzenegger à Paris pour faire face aux défis du climat

CLIMAT Les maires des plus grandes villes du monde participent au sommet des élus locaux pour le climat…

Audrey Chauvet

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Les maires de Milan , Athènes, Stockholm, Vancouver, Paris, Rio de Janeiro, Madrid et Copenhague réunis pour le Sommet des élus locaux sur le clmat, le 3 décembre 2015 à Paris.

Les maires de Milan , Athènes, Stockholm, Vancouver, Paris, Rio de Janeiro, Madrid et Copenhague réunis pour le Sommet des élus locaux sur le clmat, le 3 décembre 2015 à Paris. — A.Chauvet/20Minutes

Madrid, Rio de Janeiro, Vancouver, Sydney…  Ils sont venus, ils sont tous là autour de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Ce vendredi, alors que la COP21 bat son plein au Bourget, le changement climatique va faire irruption au cœur de la capitale : les maires du monde entier seront réunis à l’Hôtel de Ville pour le Sommet des élus locaux pour le climat. Près de 1.000 maires et autes élus locaux assisteront à ce sommet parallèle qui mise sur les solutions locales pour répondre au défi global du réchauffement du climat. Parmi eux, se sont glissés quelques prestigieux invités, militants écologistes à leur façon, les acteurs Robert Redford (et membre du National Resources Defense Council) et Arnold Schwarzenegger,  par ailleurs ancien gouverneur de Californie.

Les Scandinaves mènent la danse

« En 2050, 70% de la population mondiale vivra dans les villes », rappelle Giuliano Pisapia, le maire de Milan. La lutte contre le changement climatique et l’adaptation aux nouvelles conditions de vie passe donc par des actions locales : « Les maires sont dans le concret et peuvent agir plus vite que les Etats », note Eduardo Paes, le maire de Rio de Janeiro également président du C40, un groupe de maires engagés pour le climat.

Sur le parvis de l'Hôtel de Ville, Paris veut donner l'exemple avec ses balayeuses électriques et ses bornes de tri des déchets. (A.Chauvet/20Minutes)

Lors du sommet de vendredi, chacun présentera ses réalisations pour inspirer les autres villes. Bons élèves, les maires des villes scandinaves pourraient inspirer leurs camarades : « A Copenhague, 99% des bâtiments sont reliés à un réseau de chauffage urbain », explique Frank Jensen, le maire de la capitale danoise. Ce système a permis de réduire considérablement la quantité de CO2 liée au chauffage durant les rudes hivers danois. Stockholm, la voisine suédoise, a l’ambition de devenir « sans énergie fossile » en 2050, souligne Karin Wanngård, maire de Stockholm. Les investissements nationaux dans les énergies renouvelables ont été fortement revus à la hausse : le pays va multiplier par 9 le budget dédié au solaire.

Vancouver 100% vert

Mais les Scandinaves pourraient se faire damer le pion de l’excellence écologique par le Canada : la ville de Vancouver veut devenir la « ville la plus verte du monde » d’ici à 2020. Transports neutres en carbone, efficacité énergétique des bâtiments, et alimentation en énergie 100% renouvelable d’ici à 2050 : le maire Gregor Robertson a de l’ambition. « Les décisions que nous prenons dans les villes sont cruciales pour le climat », estime l’élu canadien. Car ce qui se passe d’un côté du globe a des répercussions à des milliers de kilomètres : « A Accra, des inondations ont fait 150 morts en juin dernier. L’eau n’a pas pu s’évacuer des routes et les gens ont été piégés. Il faut que nos villes redeviennent sûres pour leurs habitants car le changement climatique fait que les pluies sont imprévisibles », explique le maire de la capitale du Ghana.

Chacun va donc essayer, durant ces jours d’échange entre édiles, de trouver des solutions pour limiter l’impact de la vie citadine sur le climat. Chacun avec ses moyens et selon ses convictions : « A Athènes, nous sommes frappés par la crise économique, donc nous cherchons des solutions économiques, par exemple en remplaçant les ampoules des éclairages publics par des LED », explique Giorgos Kaminis, maire de la capitale grecque.

« A Madrid, la principale préoccupation de la population est la pollution, explique Manuela Carmena, la nouvelle élue de Podemos à la mairie de la capitale espagnole. Lorsque nous avons réduit la possibilité de se garer en centre-ville ainsi que la vitesse maximale des voitures, les Madrilènes ont accepté ces décisions car ils ont été impliqués dans la prise de décision. C’est une nouvelle idée de la démocratie. »