Trente-six députés et sénateurs s’insurgent contre le broyage des poussins

ANIMAUX Dans les poulaillers, les poussins mâles sont éliminés par broyage ou gazage…

A.Ch.

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Des sexeurs de poussins.

Des sexeurs de poussins. — CB2/ZOB/WENN.COM/SIPA

Passés au broyeur, étouffés dans des sacs plastiques, jetés comme de vulgaires déchets : les images diffusées par l’association L214 de poussins nés en couvoir et aussitôt détruits ont ému des parlementaires. Ce vendredi, l’association de défense des animaux a reçu le soutien de 36 députés et sénateurs qui ont demandé par des questions écrites au ministre de l’Agriculture de faire cesser le broyage et le gazage des poussins.

50 millions de poussins mâles éliminés chaque année

Cette pratique a cours dans les élevages de poules pondeuses, où les poussins mâles n’ont aucune utilité. Ne pouvant être utilisés pour produire de la viande, ils sont donc éliminés, le plus souvent en passant dans une broyeuse ou en étant gazés. Ou parfois, de manière illégale, étouffés dans des sacs plastique. « En France, ce sont environ 50 millions de poussins mâles qui sont ainsi éliminés de façon particulièrement cruelle au premier jour de leur vie : déchiquetés vivants à l’aide de broyeuses, gazés ou étouffés », notent les parlementaires.

Détermination précoce du sexe du poussin

De Patrick Balkany à Jean-Vincent Placé, en passant par Frédéric Lefebvre et Chantal Jouanno, les députés et sénateurs demandent qu’une détermination précoce du sexe du poussin soit faite afin de détecter les mâles avant l’éclosion et leur éviter ainsi une naissance suivie d’une mort violente. Ce sera bientôt le cas en Allemagne, où des recherches de l’université de Leipzig permettront de déterminer le sexe des poussins dès le 3e jour de leur développement dans l’œuf.

Une pétition initiée par L214 au lendemain de la diffusion des images d’un couvoir breton a déjà recueilli plus de 85.000 signatures. La mobilisation des élus va-t-elle maintenant pousser Stéphane Le Foll à prendre des mesures ? Le cabinet du ministre assure qu’une réponse sera apportée aux parlementaires et que le ministère finance « des études sur des outils permettant le sexage des poussins avant l’éclosion », révèle Le Monde.

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