La centrale nucléaire de Fessenheim le 14 mars 2011
La centrale nucléaire de Fessenheim le 14 mars 2011 - Frederick Florin AFP

Les drones ne font pas rire Ségolène Royal. La ministre de l'Ecologie et de l'Energie a affirmé qu'elle «ne laissera quiconque porter atteinte à la réputation de sûreté de nos centrales nucléaires», tout en appelant à ne pas «minimiser, ni dramatiser» leur survol par des drones.

«En aucun cas je ne laisserai quiconque, parce que j'entends déjà les déclarations d'un certain nombre d'associations, porter atteinte à la crédibilité et à la réputation de sûreté de nos centrales nucléaires», a déclaré dimanche la ministre lors du Grand Rendez-vous Le Monde/iTélé/Europe1. «Il faut savoir raison garder: ne pas minimiser, mais ne pas dramatiser non plus», a-t-elle ajouté. «Nous ne dramatisons pas parce que les survols de centrales aujourd'hui ne font peser aucun risque sur ces centrales, qui sont construites pour résister aux secousses sismiques et même aux chutes d'un avion sur une centrale», a souligné la ministre.

Les bons et les mauvais drones

Un nouveau survol de cinq centrales nucléaires vendredi soir par des petits drones a plongé les autorités dans l'embarras, le mystère restant entier sur leurs responsables et les motivations de ces derniers. Ni le ministère de l'Intérieur, ni la gendarmerie nationale n'ont souhaité commenter ces évènements, pas plus que le gestionnaire des centrales, le groupe EDF. «Nous ne prenons pas à la légère (ces faits), nous avons eu dès hier des réunions de concertation avec le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Défense (...) nous avons mis en place des moyens d'alerte pour identifier la source de ces survols», a précisé Ségolène Royal.

Interrogée sur les personnes ou organisations pouvant en être à l'origine, elle a déclaré: «Nous le saurons rapidement. Je ne vais faire aucune supputation ni hypothèse.» Elle a aussi mis en garde contre des réactions trop fortes contre les drones. «Il ne faudrait pas non plus qu'à la suite de ces évènements il y ait des réglementations trop strictes qui interdisent le déploiement de ces technologies, qui font partie d'ailleurs des 34 plans industriels de la France du futur», a-t-elle toutefois souligné. Elles «rendent des services considérables en matière de cartographie, d'observation du réchauffement climatique», a-t-elle plaidé.

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