Ils sont arrivés à l’improviste avec des cadeaux pour les ministres: les opposants à la ferme des «Mille vaches», qui ont mené ce mercredi matin une action de démontage sur le site de la «ferme-usine» située près d’Amiens (Somme), sont revenus à Paris avec des morceaux de tuyaux pour Ségolène Royal et Stéphane Le Foll. Alors que les ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture étaient venus inaugurer le Printemps bio à la Villette, ils ont été interpellés par la Confédération paysanne.

>> Notre reportage à la ferme des «1.000 vaches»  

 

 

«Ce démontage marque notre attachement à l’abandon du projet, martelait Laurent Pinatel en marge de l’événement parisien. Ségolène Royal est la ministre qui donne les autorisations d’exploitation, Stéphane Le Foll est ministre de l’Agriculture: il faut qu’ils se positionnent. Est-ce leur modèle agricole ou pas?» Alors que la ministre de l’Ecologie n’a pas souhaité réagir au happening de la Confédération paysanne, Stéphane Le Foll s’est entretenu avec Laurent Pinatel mais a refusé les morceaux de la ferme que les militants lui avaient apportés.

 

Le ministre de l'Agriculture interpellé par les opposants à «la ferme des 1000 vaches» - 20Minutes

«Ce n’est pas mon projet, a réaffirmé Stéphane Le Foll interrogé par 20 Minutes. Je veux des agriculteurs à la tête des exploitations agricoles et pas des investisseurs. Ce n’est pas un modèle que je défends». Toutefois, le ministre a dit ne pas pouvoir empêcher la construction de la ferme: «Il y a des règles, notamment sur les installations classées, qui sont fixées et connues. L’Etat applique la loi et ne peut pas empêcher un projet dès lors que les règles de mise en œuvre sont respectées.»

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