Bienvenue dans la cabane Polypode, une création française lauréate du prix Cité verte du concours de l'innovation «jardins jardin 2014»
Bienvenue dans la cabane Polypode, une création française lauréate du prix Cité verte du concours de l'innovation «jardins jardin 2014» - Jardins, Jardin

Le jardin à la française. Un patrimoine légué par André Le Nôtre à travers les siècles passés. Mais la tradition perdure et aujourd’hui encore, le jardin façon hexagonale continue d’innover mais en tenant compte des enjeux urbains de notre époque. Pour preuve le prix «Cité verte», qui a récompensé cette année, dans le cadre du concours de l’innovation «Jardins, jardin 2014», un projet de cabane Polypode, réalisé par Sarah Sellam paysagiste et Steven Domin, jardinier.

«Ensemble inventons les natures urbaines», prône l’organisateur du concours. Une problématique bien comprise par cette cabane, une structure végétale permettant de créer des lieux intimes au cœur de la ville en particulier sur vos toits et terrasses.

Un jardin créé en deux semaines

«Nous sommes partis sur un concept général de création de structures végétales habituées au milieu urbain, explique la lauréate interrogée par 20 Minutes. Polypode signifie plusieurs pieds. La cabane s’adapte au contexte, à la dimension de l’espace. Ce n’est pas un projet figé. La création est constituée d’un dôme végétal en métal, osier et végétal avec, à ses pieds, des bacs géométriques de plantes, en acier corten. «Polypode vient aussi du nom d’une fougère, assez commune, qui pousse sur les murs en milieu urbain.»

«Nous mettons en place des plantes assez rustiques, qui grimpent sur la structure. On peut également laisser la place à des plantes potagères. Une de nos plantes grimpantes est par exemple une vigne.» Le temps de création n’excède pas deux semaines pour un prix projet moyen de 3.000 euros pour une superficie de 20 m2. «Nous faisons le suivi de notre projet, annonce la créatrice. Il faut que ce soit simple à entretenir pour des urbains.»

Pour vos rendez-vous intimes ou vos soirées entre voisins

Voilà donc un peu de douceur dans ce monde de briques. «Dans le contexte d’urbanisation croissante, les citadins expriment un besoin de retour au végétal, c’est très psychologique, poursuit Sarah Sellam. Nous souhaitons que ces endroits assurent aux citoyens des bienfaits en termes de qualité de vie, c’est pourquoi nous attachons de l’importance à l’esthétique et pas qu’à l’aspect technique de la cabane.»

Cela peut ainsi devenir un jardin intime ou un lieu de vie collectif pour se retrouver entre voisins. Et pourquoi pas au bureau, entre salariés -une fois réglés les problèmes de légalité, de sécurité, de portance et d’étanchéité. «Sinon, cet espace peut juste être décoratif pour ceux qui ont besoin d’avoir une vue agréable sur du vert», affirme la paysagiste.

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