Deux dauphins nagent de concert aux Honduras.
Deux dauphins nagent de concert aux Honduras. - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Puisque les dauphins partagent de nombreux traits avec les humains, il faut leur reconnaître les mêmes droits, pense Remus Cernea. C’est en ce sens que le député roumain a déposé une proposition de loi devant le Parlement de son pays pour reconnaître le dauphin en tant que «personne non-humaine», à cause de son intelligence développée, de sa personnalité et de son type de comportement.

Ce projet de loi, qui sera débattu dans les prochaines semaines par le parlement roumain, rendrait hommes et dauphins égaux devant la loi. La violation des droits exposerait les auteurs à «des peines équivalentes à celles prévues dans le code pénal en cas de violation des droits humains». Une loi qui protégerait aussi de la captivité les dauphins de la Mer noire.

Les génomes du dauphin et humain «très similaires»

Remus Cernea a reçu le soutien du réalisateur de The Cove, un documentaire sur une tradition japonaise de violente chasse aux dauphins, récompensé par un Oscar en 2010. Louis Psihoyos explique ainsi, dans une longue lettre ouverte adressée au parlement roumain:

«L’évolution [des dauphins] a précédé celle de l’humanité de 10 millions d’années. Ils ont développé un cerveau qui rivalise avec le cerveau humain en taille et en complexité. Des chercheurs en génétique texans ont récemment découvert que le génome du dauphin et le génome humain sont «très similaires».»

La captivité des dauphins déjà interdite en Inde

«Nous savons aussi que les dauphins, comme les humains, ressentent le plaisir et la douleur, et forment des relations émotionnelles y compris avec d’autres espèces. Ce sont justement ces caractéristiques qui donnent son sens et sa valeur à la vie humaine», écrit encore Louis Psihoyos.

Cette initiative n’est pas totalement isolée. En 2013, le gouvernement indien s’était prononcé contre la captivité des dauphins, interdisant ainsi les delphinariums dans tout le pays. Et en 2008, l’Espagne avait donné des «droits humains» aux chimpanzés, aux gorilles, aux orang-outangs et aux bonobos.

 

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