Les copropriétaires de la Tour Montparnasse ont assuré mercredi qu'il n'y avait "actuellement pas de risque sanitaire" lié à la présence d'amiante dans le célèbre bâtiment parisien, après la publication d'un rapport d'expert attribuant des pollutions récentes à des "lacunes" dans les travaux.
Les copropriétaires de la Tour Montparnasse ont assuré mercredi qu'il n'y avait "actuellement pas de risque sanitaire" lié à la présence d'amiante dans le célèbre bâtiment parisien, après la publication d'un rapport d'expert attribuant des pollutions récentes à des "lacunes" dans les travaux. - Joel Saget AFP

Les copropriétaires de la Tour Montparnasse ont assuré mercredi qu'il n'y avait «actuellement pas de risque sanitaire» lié à la présence d'amiante dans le célèbre bâtiment parisien, après la publication d'un rapport d'expert attribuant des pollutions récentes à des «lacunes» dans les travaux.

«La copropriété et l'expert confirment qu'il n'y a actuellement pas de risque sanitaire dans l'Ensemble immobilier Tour Maine Montparnasse (EITMM), où tous les travaux de désamiantage sont arrêtés», ont indiqué les représentants des quelque 300 copropriétaires (sociétés, investisseurs ou particuliers) dans un communiqué.

Ils ont aussi souligné qu'«un millier de mesures d'air effectuées depuis juillet 2013 attestent qu'il n'y a eu aucun dépassement des normes admises» de pollution dans l'édifice, où travaillent environ 5.000 personnes.

Mercredi matin, la préfecture d'Ile-de-France avait indiqué que le rapport final de l'expert, mandaté cet été pour comprendre les causes de dépassements répétés des seuils de pollution (72 depuis 2009), montrait que c'était dû à des «lacunes» dans les travaux de désamiantage et au système de ventilation.

Dans la foulée, la région Ile-de-France a annoncé que ses 200 agents travaillant dans la Tour allaient commencer à quitter «dès ce jour» le bâtiment, «considérant le risque sanitaire» lié à la fibre cancérigène.

Les copropriétaires ont souligné pour leur part que ce déménagement «avait été décidé depuis plusieurs mois » et noté qu'«aucun élément nouveau n'en est aujourd'hui la cause».

Dans l'après-midi, au cours d'une conférence de presse, Gilles Vuillemard, représentant des copropriétaires a de nouveau insisté sur le fait que l'EITMM était «un lieu sûr».

Il a rappelé que 250 millions d'euros avaient été dépensés pour le désamiantage et indiqué que «92% des surfaces de la Tour ont déjà été traitées».

«Nous estimons être les victimes dans cette affaire», a-t-il ajouté, assurant que la Tour Montparnasse est «l'ensemble immobilier de France le plus contrôlé».

A ses côtés, l'expert a reconnu que ses travaux avaient montré un «lien certain entre les dépassements de seuils et les chantiers» avec, lors des défaillances, une dispersion par les réseaux de ventilation et les gaines de désenfumage.

Mais, a-t-il souligné, il s'agit de «dépassements de seuils ponctuels» et «pas d'un état permanent de pollution».

Interrogé sur la possibilité de poursuivre les travaux sans évacuer la Tour, il a répondu que ceux-ci pouvaient reprendre «en respectant les dispositions réglementaires».

Quant à la décision de la région Ile-de-France d'évacuer ses agents, il l'a jugée «assez surprenant(e)», ajoutant: «ce n'est vraiment pas dans mon rapport que ces éléments (d'inquiétude pour la santé des agents) ont pu être trouvés».

L'avocat des copropriétaires, Me Jean-Pierre Versini a jugé de son côté cette annonce «diffamatoire» et indiqué qu'il préconiserait à ses clients «d'engager une procédure contre le président de la région» Jean-Paul Huchon. Les copropriétaires ont simplement indiqué que «la question est posée».

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