Le village norvégien de Rjukan découvre les rayons du soleil hivernal grâceà trois miroirs géants, le 24 octobre 2013. 
Le village norvégien de Rjukan découvre les rayons du soleil hivernal grâceà trois miroirs géants, le 24 octobre 2013.  - Capture d'écran du dailymail.com

Toujours plus chaud selon les experts. L'année 2012 a été marquée par une nouvelle hausse de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, à l'origine du réchauffement climatque, et cela ne devrait pas s'arranger en 2013, selon les experts de l'OMM, l'Organisation météorologique mondiale, une agence de l'ONU basée à Genève.

«Les nouvelles ne sont pas bonnes», a déclaré Michel Jarraud, Secrétaire général de l'OMM, en présentant à la presse mercredi le bulletin de l'organisation sur les gaz à effet de serre et concernant l'année 2012. Les trois principaux gaz à effet de serre, à l'origine du réchauffement cliomatque, ont en effet enregistré de nouveaux records de concentration dans l'atmosphère en 2012 dans le monde.

Plus de 5 degrès à la fin du siècle

Les dernières analyses montrent que la concentration de CO2, le gaz à effet de serre d'origine humaine le plus abondant dans l'atmosphère, a progressé de 0,56% entre 2011, précédente année record, et 2012. Pour le méthane, autre gaz à effet de serre étudié par l'OMM, la hausse est de 0,33% et pour le protoxyde d'azote (N20), la progression est de 0,28%. SelonJarraud, la «situation ne peut que s'aggraver en 2013, étant donné qu'aucune décision n'a été prise pour arrêter cette tendance à la hausse».

«Ce n'est plus une courbe linéaire, a-t-il poursuivi, la hausse s'accélère». Selon lui, si le monde continue sur cette voie, «la température moyenne du globe à la fin du siècle pourrait dépasser de 4,6 degrés ce qu'elle était avant l'ère industrielle (NDLR, en 1750), et même plus dans certains régions, les conséquences seraient catastrophiques».

«Il est difficile de dire si cette progression est due à des facteurs humains ou naturels», a indiqué une experte de l'OMM. Environ 60% des rejets de méthane dans l'atmosphère sont d'origine humaine. Ils sont provoqués par l'élevage de bovins, la culture du riz, les décharges, ou la combustion de biomasse/ Ces rapports du PNUE et de l'OMM sont sortis juste avant la tenue, la semaine prochaine à Varsovie, de la Conférence annuelle sur le climat.

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