Maïs OGM de Monsanto.
Maïs OGM de Monsanto. - DURAND FLORENCE/SIPA

avec AFP

La Californie avait dit non, le Connecticut est donc le premier Etat américain à adopter une loi sur l'étiquetage des organismes génétiquement modifiés (OGM). Un porte-parole de la Chambre des représentants du Connecticut, Todd Murphy, a indiqué à l'AFP mardi que le projet de loi y avait été adopté lundi par «134 votes contre 3», après avoir été déjà validé par le Sénat samedi.

Le Connecticut devient «le premier Etat de la nation à adopter une loi sur l'étiquetage des OGM, ce qui prépare le terrain à d'autres Etats pour qu'ils joignent le mouvement croissant visant à donner plus de choix aux consommateurs», avait commenté samedi le président de la Chambre de l'Etat, le démocrate Brendan Sharkey, en annonçant un accord bipartisan. La loi n'entrera toutefois en vigueur que «si quatre Etats supplémentaires dans le nord-est des Etats-Unis, dont un Etat voisin du Connecticut» adoptent des lois similaires, a précisé Todd Murphy. «Le Connecticut est un Etat très petit et nous voulions être surs qu'il ne serait pas le seul de la région et que ce serait un effort régional, sans quoi les petites entreprises concernées pourraient être désavantagées».

Des dérivés d’OGM dans 60 à 70% des aliments industriels

Le Center for Food Safety (CFS), une association américaine qui lutte contre les OGM, a salué dans un communiqué «le parlement du Connecticut pour avoir voté la première loi» aux Etats-Unis exigeant de signaler dans l'étiquetage des produits alimentaires la présence d'OGM, soulignant que des projets de loi de ce type ont été proposés dans 26 Etats américains au total cette année.

Le débat sur les OGM a été relancé la semaine dernière par la découverte dans un champ de l'Oregon (nord-ouest) de traces d'un blé OGM non homologué, développé par Monsanto il y a plus de dix ans. Les OGM dominent la culture du maïs et du soja aux Etats-Unis et des dérivés d'OGM sont présents dans «60 à 70% des aliments industriels», selon le CFS.