Un bar à chats en Chine.
Un bar à chats en Chine. - Quirky China News / Rex/REX/SIPA

Combien pour le petit chat dans le café? Le premier bar à chats de Paris pourrait voir le jour à la fin de l’été 2013... si les amoureux des félins sont généreux. «Le café des chats» lance ce mardi sur le Web sa campagne de crowdfunding, dont le but est de réunir les 40.000 euros nécessaires à sa création.

Ronronthérapie et chats heureux

Dans ce café, on pourra boire, manger, goûter, bruncher, mais surtout câliner des chats. Des espaces caresses, avec de grands coussins au sol, permettront de se relaxer en compagnie des félins. «Il y aura une dizaine de chats venant d’un refuge de la SPA», explique à 20 Minutes Margaux Gandelon, porteuse du projet, qui précise que la société de protection des animaux a donné sa bénédiction à la création de ce café. «Nous sommes dans la démarche de recueillir les chats et leur offrir une nouvelle maison, poursuit-elle. Nous les garderons toute leur vie, mais si quelqu’un s’attache à un chat nous ne refuserons pas l’adoption, même si ce n’est pas l’objectif du café.»

Etude de marché à l’appui, Margaux a bien pensé son projet: implanté dans le Marais, il devrait réunir les amoureux des chats qui n’ont pas la possibilité d’en avoir un dans leur petit appartement parisien. «Je suis vraiment très attirée par tout ce que j’ai pu lire sur la ronronthérapie et les bienfaits d’avoir un chat près de soi», poursuit-elle. En implantant son café dans le Marais, Margaux espère séduire une clientèle jeune, branchée et «ouverte aux expérimentations.»

Trois personnes à temps plein

Déjà nombreux au Japon, les bars à chats font leur apparition timide en Europe. Un café à poils va ouvrir en mai à Londres et sa créatrice, Lauren Pears, a réussi à financer son projet grâce au crowdfunding. Une réussite que Margaux Gandelon voudrait réitérer: «Avec les 40.000 euros du crowdfunding, je pourrais aller voir les banques pour solliciter un petit complément. Il me faudrait au total 60.000 euros.»

Un montant nécessaire pour payer les trois personnes à temps plein que Margaux compte embaucher, le loyer, un cuisinier-pâtissier et des installations pour les chats. «J’ai cherché des locaux avec une cour fermée pour qu’ils puissent aller dehors, mais c’est finalement dangereux et vecteur de maladies pour eux. Ils auront donc des arbres à chat à l’intérieur, une pièce sans humains et beaucoup d’heures de tranquillité puisque le café sera fermé le soir», explique la jeune entrepreneuse, pour qui le plus important est que les chats soient heureux, «sinon ça ne marchera pas».

 

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