La culture du pavot s'est accrue en 2013 pour la troisième année consécutive, atteignant un niveau plus élevé que sous le régime imposé par les Taliban, en dépit de la lutte contre le trafic de drogue menée par le gouvernement et les forces internationales, indique un rapport de l'ONU publié ce lundi. Environ 90% de la production mondiale d'opium se concentrent en Afghanistan, et les revenus tirés de cette activité contribuent financer la guerre.

«Les prix sont toujours très élevés, ce qui est très incitatif», a déclaré à Reuters Martin Raithelhuber, membre de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime. «Nous ne pouvons pas nier le fait que l'étendue des cultures est plus importante que sous le régime taliban.» Les experts estiment que le retrait des troupes étrangères d'Afghanistan en 2014 pourrait provoquer une nouvelle progression de la culture de l'opium, utilisé comme un moyen de générer de l'argent liquide. L'UNODC a indiqué dans son rapport qu'il y avait une «forte corrélation» entre l'insécurité, le manque d'aide agricole et la culture de l'opium.

Cette année, la culture de l'opium a progressé dans douze provinces, selon le rapport de l'UNODC et du ministère afghan de la lutte contre le trafic de drogue, après de faibles rendements dus à une maladie qui a touché les plants de pavots l'an dernier. «Le prix de l'opium, bien qu'inférieur à celui de 2010 et 2011, est toujours plus important qu'entre 2005 et 2009, ce qui rend la culture du pavot très attractive pour les agriculteurs», peut-on lire dans le rapport. Selon les estimations de l'UNODC, les insurgés afghans avaient pu retirer environ 700 millions de dollars de revenus de l'opium en 2011.

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