Un mauvais coup pour les bouchers. Le scandale de la viande de cheval pourrait jeter le discrédit sur toute une filière, qui représente en France 200.000 éleveurs bovins, 23.000 éleveurs de moutons et brebis, 40.000 éleveurs de chevaux et 50.000 salariés dans l’industrie de la transformation. Dominique Langlois, président d’Interbev, l’interprofession bétail et viande, assure que les consommateurs peuvent rester confiants dans la viande française.
Nous l’avons vécu comme une attaque très forte sur notre filière. Cette fraude n’est pas le reflet de la qualité de la filière. A ce stade, on ne peut pas juger qui est responsable mais les ministres ont été très clairs sur le fait qu’il y a eu une volonté délibérée de substituer une viande à une autre. Néanmoins, la détection rapide de la fraude a prouvé que nous système de traçabilité fonctionne bien. Pour l’améliorer, nous avons décidé de façon volontaire que les entreprises qui fabriquent des plats cuisinés indiquent l’origine de la viande sur le produit qu’elles vendent.
C’est pour cela qu’en complément, nous avons pris la décision prise de travailler à la mise en place d’un cahier des charges sur la composition des plats cuisinés et de renforcer les contrôles diligentés par les entreprises elles même, qu’il s’agisse de contrôles documentaires ou d’audits de fournisseurs. Il faut plus de contrôles de la DGCCRF et des services vétérinaires, même si aucune loi ne peut empêcher une tromperie. L’ imagination des fraudeurs est considérable mais plus on impose d’informations, plus on limite le risque de fraude.
Dans la filière viande, ils fonctionnent. Nous sommes attachés à pouvoir prouver ce que nous disons et à mettre en place des procédures en matière de qualité.
Oui, beaucoup d’entreprises font appel à des spécialistes du commerce international. Recourir à un trader n’est pas exceptionnel, mais là le nombre élevé d’intermédiaires prouve le caractère frauduleux de l’affaire. Le plus souvent, il n’y en a qu’un ou deux.